Mouratoglou sur Alcaraz : « C’est génial de voir Carlos s’en­traîner, frapper la balle et se donner à fond. Ça ressemble à une prépa­ra­tion normale. Le problème, c’est que… »

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Absent des courts depuis sa bles­sure au poignet survenue à Barcelone en avril dernier, Carlos Alcaraz se fait attendre pour un retour. Les compi­la­tions du joueur à l’en­traî­ne­ment mettant beau­coup d’in­ten­sité suggé­raient que les fans pour­raient le revoir au Masters 1000 de Cincinnati. Le deuxième joueur mondial a fina­le­ment déclaré forfait à la surprise générale. 

Certains spécia­listes comme Greg Rusedski ou Emilio Sanchez, n’ont que peu d’es­poirs de le retrouver à l’US Open pour défendre son titre. De son côté, Patrick Mouratoglou ne se veut pas aussi caté­go­rique et estime que l’Espagnol n’était simple­ment pas prêt pour l’Ohio et que sa reprise de l’en­traî­ne­ment est encore précoce. 

L’ancien entraî­neur de Serena Williams relève un élément impor­tant : aucune séquence du Murcien servant à 100% n’a filtré sur la Toile. Il se pour­rait bien que ce coup soit encore trop trau­ma­ti­sant pour son poignet. À moins de deux semaines de la dernière levée du Grand Chelem, la course contre la montre est lancée pour le Murcien.

« Je comprends que les gens aient été surpris quand Carlos s’est retiré de Cincinnati, car ils se disent : « Oh, il sait frapper la balle, il devrait pouvoir être compé­titif. » Ce n’est pas aussi simple que ça. C’est génial de voir Carlos s’en­traîner, frapper la balle et se donner à fond. Ça ressemble à une prépa­ra­tion normale. Le problème, c’est que cela s’est passé il y a quelques jours, qu’un tournoi du Grand Chelem approche à grands pas, et qu’il se demande s’il s’est mis en route assez tôt. Il est proba­ble­ment extrê­me­ment fatigué, il a très mal partout. Il devrait pouvoir enchaîner deux ou trois semaines d’affilée pour être prêt pour un Grand Chelem. La prépa­ra­tion va être bien trop courte. On a vu beau­coup d’images de lui en train de frapper depuis la ligne de fond. On ne le voit pas servir à pleine puis­sance. Quand on sert à pleine puis­sance, c’est là que le poignet travaille le plus, et c’est proba­ble­ment ce qui est le plus trau­ma­ti­sant. Donc, en général, on attend avant de recom­mencer à servir à pleine puissance ».

A propos de l’auteur

Jean Muller

Jean Muller est un passionné de tennis depuis sa tendre enfance. Il a appris son métier de jour­na­liste en tant que pigiste pour divers médias de presse écrite, presse régio­nale et presse natio­nale, sites internet de sports. Il a intégré la rédactio, de Welovetennis.fr et Welovetennis Magazine en 2020.