Directeur de l’Académie qui porte son nom, Patrick Mouratoglou est revenu pour le journal L’Équipe sur la progression constante de l’un de ses élèves ces dernières semaines. Lauréat de son premier Masters 1000 sur le Rocher, Stefanos Tsitsipas impressionne tous les observateurs depuis le début de la saison sur terre battue et ce n’est pas vraiment un hasard selon Patrick.
« Ses trois dernières défaites ont été de très bonnes leçons, dont il a su tirer le bénéfice. La première, contre Medvedev en demi‐finales de l’Open d’Australie, a mis en exergue ses points faibles, par exemple la constance, face à un joueur qui jouait long, qui ne ratait pas, qui lui donnait peu d’ouvertures pour attaquer. Au bout d’un moment, Stefanos a eu le sentiment qu’il n’avait pas de solution. Il a travaillé là‐dessus. Ensuite, la finale d’Acapulco contre Zverev et le quart à Miami contre Hurkacz sont des matches où, dans les deux cas, il domine de la tête et des épaules et où il perd sa concentration. Il a trop de marge et il se relâche. Ça l’a piqué au vif. À Monaco, il a été hyper constant dans sa concentration et sa capacité à ne pas rater. Dans sa construction, il faut de la régularité. Il a déjà eu de très bons résultats, comme le Masters en 2019, mais pas encore la régularité souhaitée. Il commence à l’avoir de plus en plus, avec deux demi‐finales consécutives en Grand Chelem et son premier Masters 1000. Il a passé un cap. Ça nourrit sa confiance dans sa capacité à gagner un jour un Grand Chelem. »
Publié le vendredi 23 avril 2021 à 18:20



