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Murray et le « Big Four »

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En rempor­tant les deux derniers Masters Series, à Cincinnati et Madrid, l’Ecossais a réussi la perfor­mance d’étendre le podium « histo­rique » Federer‐Nadal‐Djokovic à un nouveau « Big Four ». Secrets d’une réussite !

Depuis hier, la France du tennis et du sport ne parle que de Gilles Simon. A juste titre d’ailleurs. Mais il nous semblait impor­tant de revenir sur la très belle perfor­mance réalisée par Andy Murray, à savoir remporter deux Masters Series d’affilée. 

Parce que personne ne croyait en cet Andy Murray‐là il y a encore un an. Trop « léger », trop limité physi­que­ment pour riva­liser avec les meilleurs. Top 20, mais inca­pable de s’im­poser dans le top 10, il décide alors de séparer de son entraî­neur Brad Gilbert, pour consti­tuer autour de lui une « team » de coachs et de prépa­ra­teurs physiques. Un choix décrié, mais qui paye : « En terme d’en­traî­ne­ment et de prépa­ra­tion, les gens qui voyagent avec moi, qui sont là lors des entraî­ne­ments et de ma prépa­ra­tion physique me donnent pleine satis­fac­tion. Tout est très bien struc­turé aujourd’hui. »

Et comme le travail finit toujours par payer, le voilà installé parmi les 10 meilleurs joueurs de la planète. Mais la saison 2008 n’a pas été de tout repos. Si Andy s’est imposé dans des tour­nois comme Doha et Marseille, il a eu plus de diffi­cultés sur les Grands Chelem et Masters series. Eliminé au premier tour de l’Open d’Australie, il perd lors des premiers tours à Indian Wells, Miami, Monte‐Carlo, Rome et Hambourg. A sa décharge, deux défaites face à Novak Djokovic et Rafael Nadal. Battu par Almagro à Roland Garros, l’Ecossais lance sa saison à Wimbledon, attei­gnant les quart de finale, avant d’en­chaîner sur une demi‐finale à Toronto, et une victoire à Cincinnati. L’échec aux Jeux Olympiques ne remets pas en ques­tions son ascen­sion, puis­qu’il atteint la finale de l’US Open, battant notam­ment Juan Martin Del Potro et Rafael Nadal, avant donc de s’im­poser à Madrid.

Andy Murray a aujourd’hui réussi son pari d’étendre le trio Nadal‐Federer‐Djokovic à ce fameux « Big Four » dont on parlait. Il suffit de voir les bilans de leurs confron­ta­tions : 2–1 en 2008 face à Djokovic et Federer, il est mené 3–1 cette saison face à Rafael Nadal. 

Une preuve de plus que battre les meilleurs joueurs mondiaux ne lui est désor­mais plus impossible.