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Murray impérial

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Andy Murray s’est imposé en finale de Cincinnati en battant Novak Djokovic en deux sets accro­chés (7–6[4], 7–6[5]). C’est son premier titre en Masters Series.

Un article précé­dent de WLT titrait « Bienvenue dans la Cour des grands », à propos d’Andy Murray. Et bien, ça y est. Le Britannique s’est imposé au Masters Series de Cincinnati en domi­nant le n°3 mondial Novak Djokovic, vain­queur pour­tant impres­sion­nant de Rafael Nadal en demi finale.

Cette finale, jouée sous la chaleur étouf­fante de l’Ohio, a montré deux visages : Quelque fois très belle, avec des échanges de grande qualité et très disputés, et d’autres fois moins chatoyante, marquée par les erreurs parfois « gros­sières » des deux protagonistes.
Il y a eu au total 97 fautes directes dans ce match (54 pour Djokovic et 43 pour Murray), ce qui est un chiffre impor­tant, compte tenu de l’enjeu et du niveau des deux joueurs. 

Au premier set, le combat fut âpre, engagé, indécis. Murray et Djokovic se montrèrent solides sur leurs mises en jeu, puisque seul l’écos­sais a obtenu et gâché deux balles de break.  Le n°9 mondial, qui sera 6ème au clas­se­ment ATP ce lundi, a fait la diffé­rence sur les retours, sa marque de fabrique, gênant beau­coup le Serbe. Distancé dès le début de jeu décisif, le n°3 mondial a laissé passer le premier set, victime de l’in­cons­tance de son jeu : un coup superbe, un coup « en dessous de tout ».
La seconde manche donna lieu à plus de suspense et fut globa­le­ment de meilleure qualité, sans doute grâce à l’enjeu de plus en plus visible au fil des minutes. Andy Murray donnait l’im­pres­sion d’une plus grande volonté, à défaut de maîtriser complè­te­ment la partie. Et Djoko conti­nuait son yo‐yo : un coup je trouve la ligne, un coup je chasse les oiseaux. 
Breaké d’en­trée, puis revenu dans le match, Murray réalisa  une superbe défense sur la balle de break qui lui offrit un 5–3 au score et la possi­bi­lité de servir pour le match. Arriva alors LE jeu de la rencontre : Murray s’of­frit 4 balles de match, toutes sauvées par le Serbe, avant que celui ci trouve enfin un semblant de régu­la­rité dans son jeu et ses coups pour reprendre la mise en jeu de son adver­saire et recoller au score.
Murray semblait bloqué par cette possi­bi­lité soudaine qui s’of­frait à lui d’étrenner son palmarès au niveau des titres d’en­ver­gure, et a sans doute mesuré à ce moment là le prix à payer pour rentrer dans cette fameuse « cour des grands ».
Mais le garçon est doué et semble pouvoir s’ins­taller dans ce cercle des meilleurs joueurs du monde : il s’of­frit un nouveau jeu décisif, face à un Novak Djokovic très en dessous de ce qu’il quali­fiait lui même de « meilleur niveau tennis­tique que je puisse atteindre », réfé­rence à sa demi finale de la veille face à Nadal. Murray vient en 15 jours de battre deux fois Novak Djokovic, et s’offre par la même occa­sion son troi­sième titre de la saison, après Doha et Marseille.

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