Murray : « Je ne comprends pas ceux qui pensent que le SABR de Federer ou les services à la cuillère sont des manques de respect »

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Tennis - Davis Cup Finale 2019 - Andy Murray - e Angleterre

Andy Murray a accordé une inter­view très inté­res­sante au média Metro. Il y évoque sa peur d’un tennis unifor­misé, où tous les joueurs joue­raient de la même manière. Il a notam­ment défendu le fameux SABR (Sneak Attack By Roger : attaque en douce de Roger) et les services à la cuillère. Le Britannique prône l’originalité.

« Je ne comprends pas ceux qui pensent que le SABR de Federer ou les services à la cuillère sont des manques de respect. Je me souviens avoir lu un article il y a des années où Becker criti­quait Roger pour avoir fait ce geste. S’il est capable de le faire et qu’il réussit, pour­quoi ne le ferait‐il pas ? Maintenant, chaque fois qu’on voit un joueur de tennis servir par le bas, les commen­ta­teurs sont scan­da­lisés et demandent si c’est un manque de respect. Je trouve ça incroyable, c’est une manière de jouer tota­le­ment légi­time et plus encore main­te­nant, qu’il y a des joueurs qui sont loin derrière la ligne de fond de court. Vraiment, ça me semble très intel­li­gent. Peut‐être que si vous perdez le point en le faisant, vous vous sentez comme un idiot, mais mon senti­ment est que le pour­cen­tage de points gagnés en servant par en bas est très élevé, car vous surprenez l’ad­ver­saire », a constaté l’an­cien numéro 1 mondial.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.