Murray : « Si vous regardez ce que Nadal, Federer et Djokovic ont accompli, ce que j’ai gagné paraîtra insi­gni­fiant à certains »

Invité surprise dans la capi­tale espa­gnole alors qu’il avait déclaré il y a quelques semaines vouloir faire l’im­passe sur la saison de terre battue, Andy Murray a bien fait de changer d’avis puis­qu’il s’est qualifié pour le deuxième tour (6−3, 6–4 face à Dominic Thiem), rempor­tant au passage sa première victoire sur cette surface depuis… 2017. 

Frappé par une terrible bles­sure à la hanche et équipé d’une prothèse depuis cette fameuse année où il est devenu pour la première fois de sa carrière numéro 1 mondial, le Britannique est conscient qu’il ne retrou­vera jamais son niveau d’antan, lors­qu’il luttait constam­ment face aux trois légendes de ce sport que sont Federer, Nadal et Djokovic.

Interrogé à ce sujet par le quoti­dien El Pais en marge du Masters 1000 madri­lène, l’an­cien numéro 1 mondial était partagé entre la fierté et les regrets. « Si vous regardez ce que les trois gars au‐dessus de moi (Nadal, Federer et Djokovic) ont accompli, ce que j’ai gagné paraîtra insi­gni­fiant à certains. Et je le comprends. Je ne dirai jamais que j’étais à leur niveau, j’as­sume la respon­sa­bi­lité de ce qu’ils ont gagné, mais je pense qu’il y a eu des moments dans ma carrière où je jouais à leur niveau. J’ai été capable de gagner contre eux dans certains des plus grands tour­nois, et certains diront que si je n’avais pas eu une bles­sure aussi grave à l’époque où j’étais numéro un mondial et où je jouais mon meilleur tennis, j’au­rais pu faire encore mieux. J’ai perdu deux ou trois très bonnes années. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.