Murray, the King of the Queen’s ?

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Après un très beau parcours à Roland‐Garros qui a conclu une saison réussie sur terre battue, Andy Murray affiche ses ambi­tions pour cet été. Et notam­ment pour la saison sur gazon, après sa décon­venue à Wimbledon en 2013.

Stoppé par Novak Djokovic en demi‐finale de Roland‐Garros après une invin­ci­bi­lité de quinze matches d’af­filé, l’Écossais a fini sa saison sur terre par une belle note, mais diminué. Atteint d’un rhume depuis sa rencontre contre David Ferrer en quarts de finale, Andy a tenu à se reposer afin d’être en pleine forme pour rejoindre le Queen’s Club cette semaine. Triple lauréat du tournoi, auteur du doublé Queens‐Wimbledon en 2013, le Britannique part favori, conforté par l’ab­sence de Roger Federer habitué lui à parti­ciper tradi­tion­nel­le­ment au tournoi de Halle.

Le Queen’s, étape déci­sive avant Wimb’

Chez lui, Andy Murray a donc des ambi­tions :« J’ai toujours pensé que cette semaine au Queen’s était déci­sive. Même si bien sûr gagner ici n’est pas une garantie pour remporter Wimbledon. Mais jouer 4 ou 5 matches sur gazon, c’est déjà beau­coup par rapport à certains joueurs déjà inscrits à Wimbledon. Un beau parcours au Queen’s vous donne beau­coup de confiance pour la suite. »
Tête de série numéro un, Andy espère devenir le premier britan­nique à gagner quatre fois ce rendez‐vous mythique. Pour espérer relever ce défi, et conti­nuer sa route vers un deuxième sacre à Wimbledon, il pourra compter sur les services de Jonas Bjorkman. Celui‐ci est venu « à la rescousse » d’Andy puisqu’Amélie Mauresmo devra prendre une pause après le All England Club : » J’imagine que durant Wimbledon, Amélie mènera les direc­tives pendant que Jonas obser­vera comment fonc­tionne l’équipe ».

De la concur­rence devant et derrière !

En plus de cette bonne nouvelle, une semaine supplé­men­taire a été attri­buée aux joueurs pour leur permettre de jouer davan­tage sur gazon avant le troi­sième Grand Chelem de la saison. Le numéro un britan­nique, lui se sent déjà très bien, mais reste prudent. « Je joue aussi bien que lorsque j’ai gagné Wimbledon (en 2013, ndlr). Le clas­se­ment est devenu moins serré par rapport à ces dernières années. Mais nous verrons. Beaucoup disaient de Roger qu’il n’était plus une menace pour les gros tour­nois. Il est pour­tant parvenu en finale l’année dernière contre Novak. Et il y a tant de gars talen­tueux qui poussent derrière pour faire de grosses perfor­mances. Ils sont capables de poser beau­coup de problèmes et de faire douter les mieux classés. Les semaines qui arrivent vont être très exci­tantes je pense ». On attend nous aussi tout ça avec impatience !

A propos de l’auteur

Simon Cardona

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.