Andy Murray a impressionné face à Rafael Nadal à Abu Dhabi. Certes, le Majorquin était en manque de compétition et donc de rythme, mais le Britannique a affiché un visage séduisant et sans doute prometteur pour la saison à venir. Si 2014 est à oublier, 2015 pourrait bien être l’année du duo Andy Murray et Amélie Mauresmo.
Et si 2015 était l’année d’Andy Murray ? La question a le mérite d’être posée. Longtemps dans l’ombre des trois ogres – Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic – le Britannique a pris son temps pour gagner son premier Grand Chelem à l’US Open en 2012. Depuis Wimbledon en 2013, son deuxième Majeur, l’Écossais a aussi mis du temps à digérer l’exploit. Près de quinze mois sans la moindre victoire en tournoi, un changement d’entraîneur (Ivan Lendl a été remplacé par Amélie Mauresmo) et une sortie du Big Four où il a même atteint un de ses pires classement de ces dernières années, 12eme le 15 septembre, 2014 n’est sans doute pas sa meilleure saison.
Un choix fort : la confirmation d’Amélie Mauresmo
L’annonce avait fait grand bruit en novembre dernier. L’Écossais annonce s’être séparé de Dani Vallverdu (entraîneur adjoint) et avoir confirmé Amélie Mauresmo dans son rôle d’entraîneur. Le natif de Dunblane cloue le bec à tous ses détracteurs qui critiquaient son association avec la Frenchie, comme Tim Henman qui critiquait le manque d’ambition dans son jeu. Le champion olympique l’a alors remis à sa place. « Qu’Amélie (Mauresmo) me dise de jouer défensivement, c’est tout sauf vrai. Donc je ne suis pas d’accord avec ce qu’a dit Tim. Amélie m’a toujours dit d’être plus agressif. C’est une façon de penser et de jouer que je veux utiliser. » Les choses ont le mérite d’être claires. Et puis, lors d’un changement d’entraîneur, il faut aussi du temps pour assimiler un nouveau discours, une nouvelle méthode de travail. Et si Murray a choisi de prolonger l’ancienne numéro une mondiale pour 2015, c’est tout sauf le fruit du hasard. Surtout, Andy a été impressionné par la compréhension du jeu de la Tricolore. Il le déclarait au Herald Scotland : « Nous avions beaucoup de bonnes conversations avec l’équipe entière quand j’étais à Miami (là où il effectuait sa préparation). » Avant de lancer sa saison, le sixième joueur mondial a avoué qu’il réfléchissait à élargir son équipe pour compléter le travail d’Amélie. « Vallverdu était à mes côtés 40 semaines par an, Amelie (Mauresmo) l’est la moitié de l’année. Il y a donc évidemment quelques semaines où j’aurai d’avantage besoin d’aide et de conseils. Cependant, ce qui importe c’est de trouver la bonne personne pour moi. »
Gare aux blessures
Pour son premier match de l’année 2015 à l’exhibition d’Abu Dhabi, Murray a impressionné face à Rafael Nadal (6−2 6–0). Le numéro trois mondial l’a lui même reconnu : « Murray a été incroyable aujourd’hui (lire ce vendredi). » S’il est épargné des pépins physiques qui l’ont souvent pourri ses saisons comme en fin d’année 2013, Andy Murray a toutes les armes pour faire mal. S’il a profité du forfait de Novak Djokovic en finale d’Abu Dhabi, le Britannique a lui aussi reconnu une douleur à l’épaule gauche : « Je ne sais pas trop ce que j’ai. Je n’avais jamais rien eu à mon épaule gauche auparavant. Cela m’a surtout fait mal quand je signais des autographes à la fin de ma demi‐finale. Depuis c’est une douleur inexplicable. » L’Écossais va effectuer un scanner afin d’en savoir plus sur la nature de sa blessure. Souhaitons que ça ne soit rien de grave, à deux semaines de l’Open d’Australie.
Si Andy retrouve le chemin des succès, le duo « Murraysmo » pourrait bien être le tube de l’année.
Publié le samedi 3 janvier 2015 à 19:29



