Musetti (victime d’une crise de panique contre Auger‐Aliassime) : « Vous n’avez pas besoin de conseils de méde­cins ou de scien­ti­fiques nucléaires, c’est une chose physio­lo­gique. C’était comme si l’air ne péné­trait pas dans les poumons »

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« Jouer à domi­cile, cela complique un peu les choses », souli­gnait Pablo Carreno Busta il y a quelques jours à Gijon. Lorenzo Musetti en a déjà parfai­te­ment conscience. Il a été victime d’une crise de panique devant le public italien ce samedi en demi‐finales à Florence face à Felix Auger‐Aliassime. Il a raconté en confé­rence de presse ce qu’il a ressenti sur le court après sa défaite en deux sets (6−2, 6–3, en 1h34). 

« C’est un mal de ventre, un blocage du diaphragme, je ne sais pas comment le définir ; vous n’avez pas besoin de conseils de méde­cins ou de scien­ti­fiques nucléaires (rires), c’est une chose physio­lo­gique. C’était comme si l’air ne péné­trait pas dans les poumons, un fardeau impor­tant à porter pendant le match. Je n’ar­ri­vais pas à contrôler mes émotions, j’avais du mal à bien respirer, ça m’ar­ri­vait plus souvent en tant que junior. Je n’ai pas pu récu­pérer à temps pour la fin du match mais ça ne me semblait pas juste de me retirer par respect pour les gens qui sont venus m’en­cou­rager », a confié le 28e mondial, qui avait déjà connu une sensa­tion simi­laire, une nouvelle fois dans son pays, en Italie, face à Sebastian Baez lors du Masters Next Gen à Milan en 2021. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.