Nadal : « Avec Federer et Djokovic, nous n’étions pas les meilleurs amis mais nous avons montré au monde entier qu’il n’est pas néces­saire de détester ses adver­saires pour donner le meilleur de soi‐même »

36767

Lors de sa discus­sion de plus d’une heure avec Andy Roddick, au cours de laquelle il a admis que le niveau de jeu de Roger Federer en 2017 était le meilleur qu’il avait connu et loué les qualités de Novak Djokovic dans un domaine bien précis, Rafael Nadal a égale­ment parlé de sa rela­tion en fin de carrière avec ses plus grands rivaux. 

« En tant que rivaux, nous avons montré au monde que nous pouvions être les plus grands rivaux, mais aussi des collègues. Je ne dis pas meilleurs amis, mais nous pouvons avoir une bonne rela­tion person­nelle et je pense que c’est un exemple positif pour les géné­ra­tions suivantes. J’en suis fier. D’une certaine manière, nous avons eu une riva­lité sauvage avec Roger, Novak et moi‐même, mais en même temps nous n’avons pas perdu de vue que nous étions des être humains. Nous ne nous battons pas les uns contre les autres, nous nous respec­tons. Cela permet de montrer aux nouvelles géné­ra­tions qu’il n’est pas néces­saire de haïr ses adver­saires. On peut les respecter, les appré­cier. En fin de compte, ils sont une partie impor­tante de votre vie. Vous n’avez pas besoin de détester vos adver­saires pour donner le meilleur de vous‐même. C’est ce que nous avons montré au monde entier. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.