Nadal, en souf­france : « Il viendra un moment où ma tête dira stop, parce que la douleur m’en­lève le bonheur de jouer au tennis »

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Aparru meurtri en confé­rence de presse après sa défaite cruelle face à Denis Shapovalov en huitièmes de finale, Rafael Nadal, après avoir évoqué le syndrome dont il est atteint depuis le début de sa carrière et sa poten­tielle parti­ci­pa­tion à Roland‐Garros, a cette évoqué sa lassi­tude de devoir évoluer au quoti­dien avec la douleur. Des mots forts et qui sèment forcé­ment le trouble dans nos esprits…

« Je joue pour être heureux, parce que ça me rend heureux de jouer au tennis. Mais il viendra un moment où ma tête dira que ça suffit, parce que la douleur m’en­lève mon bonheur, non pas de jouer, mais de vivre simple­ment au jour le jour. Mon problème en ce moment, ou depuis un certain temps main­te­nant, est que je vis de nombreux jours avec trop de douleur. J’aime vrai­ment ce que je fais, j’ap­précie la compé­ti­tion, mais cela me donne aussi de nombreux jours de malheur car vivre avec la douleur au quoti­dien est diffi­cile à accepter. Regardons vers l’avant, en accep­tant la situa­tion. Je pense que ma tête est encore prête à tolérer la situa­tion et à relever le défi de ce que je dois faire au cours de la prochaine semaine et demie, et je vais me battre pour cela. Je crois toujours que j’aurai mes chances à Roland Garros. Je ne prétends pas être parfait, j’es­père seule­ment que mon pied me permettra de jouer avec un minimum de garanties. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.