Nadal : « Je pensais que je devais arrêter le tennis parce que j’avais perdu ma vita­lité et que j’étais une personne triste la plupart du temps »

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Atteint depuis le début de sa carrière du syndrome de Müller‐Weiss, une maladie « incu­rable » qui touche un os au dos du pied, Rafael Nadal a pensé à stopper sa carrière lorsque la douleur est devenue trop vive et tenace cette saison. Il a fina­le­ment joué et gagné Roland‐Garros avec le pied endormi avant d’es­sayer un trai­te­ment par radio­fré­quence efficace. 

« Je dois remer­cier Mario, mon anes­thé­siste habi­tuel à Barcelone, et le docteur Angel Ruiz‐Cotorro, qui m’a mis en contact avec David Abejon, spécia­liste de l’unité de la douleur, pour commencer un trai­te­ment qui a radi­ca­le­ment changé non seule­ment ma carrière, qui est fina­le­ment secon­daire, mais aussi ma vie person­nelle. Maintenant, je suis beau­coup plus heureux, au‐delà de gagner ou de perdre sur le terrain, parce que j’étais boiteux. J’ai joué au tennis avec beau­coup d’anti‐inflammatoires mais j’étais boiteux toute la journée. Je pensais que je devais arrêter le tennis parce que j’avais perdu ma vita­lité et que j’étais une personne triste la plupart des jours », a expliqué l’homme aux 22 titres du Grand Chelem à Marca.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.