Battu par un bon Alexander Zverev, Rafael Nadal n’a jamais été aussi fébrile sur sa surface préférée depuis des lustres.
Si la saison dernière, les circonstances particulières pouvaient en partie l’expliquer, aujourd’hui la situation n’a rien à voir.
Battu par Rublev sur le Rocher en balbutiant son tennis, il a limité la casse à Barcelone sans convaincre. C’est même son formateur de toujours, Toni Nadal qui a pointé la faiblesse de son niveau de jeu.
A Madrid, avantagé par un tableau facile, il a déroulé avant de tomber sur un os, et d’être pris par une forme de trac.
« Ce fut un désastre » a‑t‐il déclaré, on est d’accord avec lui tant il a accumulé des erreurs indignes de son talent.
Même si Rome se profile, une victoire là‐bas n’effacerait pas tout.
Quoi qu’il arrive Rafa va arriver à Roland‐Garros tendu, avec des doutes sachant en plus qu’il ne fait plus peur, même s’il ne faut pas oublier que les batailles en Grand Chelem se déroulent en trois actes.
On rappelle que c’est seulement la deuxième fois de sa carrière qu’il est battu à Monte‐Carlo et Madrid lorsqu’il participe aux deux tournois.
Publié le samedi 8 mai 2021 à 08:12



