AccueilATPNadal : "Un coup dur pour moi"

Nadal : « Un coup dur pour moi »

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Battu pour la deuxième fois de la saison par Fabio Fognini et à chaque fois sur terre battue, Rafael Nadal inquiète. Plus que la défaite préma­turée en Catalogne, c’est la manière qui inter­pelle. A un mois de l’ouverture de Roland‐Garros, l’état de forme de l’Espagnol suscite de nombreuses interrogations.

Cette fois‐ci, la situa­tion devient vrai­ment préoc­cu­pante. Et Rafael Nadal, lui‐même, le dit. À l’issue de sa défaite contre Fabio Fognini (6–4 7–6(6)), le Majorquin n’a pas été tendre avec sa pres­ta­tion du jour. « J’ai mal joué, je n’ai pas réussi à jouer comme je le voulais, à être agressif. J’ai commis plus d’erreurs que d’habitude et je n’ai pas réussi à conserver le break que j’ai eu à trois reprises dans le deuxième set, arriver à 5–5 est un désastre. Accepter la situa­tion, après une bonne semaine à Monte‐Carlo, c’est un coup dur pour moi. »

« Là où j’étais fort, je n’arrive plus à faire la différence »

L’Espagnol a dressé un constat rela­ti­ve­ment juste de son niveau de jeu. Comme il a été relevé après ses diffé­rentes rencontres et comme vous l’avez égale­ment fait, son coup droit, jadis une arme de destruc­tion massive, semble être inof­fensif : moins de longueur, moins d’effet, tout simple­ment moins gênant. Ses propos sont sans équi­voque. « Je suis déçu car c’est un nouveau coup d’arrêt dans ma saison. Dans le combat, mes coups qui faisaient mal avant ne font plus la diffé­rence. Le revers bien sûr mais surtout le coup droit. Là où j’étais fort, je n’arrive plus à faire la diffé­rence. Je n’ai plus qu’à retourner à l’entraînement pour travailler, travailler et travailler encore. »

Un coup droit disparu ?

La solu­tion passe t‑elle forcé­ment par le travail ? Sans doute. Ou alors, un ressort psycho­lo­gique ne serait‐il pas cassé ? On ne sent plus, ou moins, cette hargne, cette opiniâ­treté, qui lui permet­taient de s’en sortir même lorsqu’il était moins bien. Mais atten­tion. N’allons pas trop vite. Cela serait une grosse erreur. En 2014, Rafa avait chuté en quarts de finale sur le Rocher puis à Barcelone avant de s’adjuger son neuvième sacre à Paris. Mais pour le moment, quand on lui parle de la Porte d’Auteuil, sa réponse est claire. « Je ne pense pas à Roland‐Garros ce soir. Avant il va y avoir Madrid et Rome, à moi de trouver les solu­tions qui me manquent aujourd’hui. C’est le tennis. Il y a des hauts des bas. Là je suis dans un bas. » Madrid sera d’ailleurs une étape très impor­tante lui qui a remporté le titre en 2014. En plus de se rassurer, Rafa aura beau­coup à défendre. Roland‐Garros sera une autre étape. La plus impor­tante de son année. Et on espère y revoir ce guer­rier qui a tant forcé le respect.