Navratilova : « Federer est le meilleur joueur de tous les temps mais… »

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Roger Federer – Rafael Nadal, l’af­fiche nous fait rêver depuis dix ans ! Un anni­ver­saire digne­ment célébré par la planète entière et qui offre une énième occa­sion de comparer deux cham­pions aux trajec­toires pour­tant peu semblables.

Vous ne pouviez pas passer à côté… La presse célèbre aujourd’hui en caco­phonie les dix ans de riva­lité entre Roger Federer et Rafael Nadal. L’Equipe a même accordé une double‐page à l’évè­ne­ment. Le 28 mars 2004, les deux joyaux du tennis s’af­fron­taient pour la toute première fois au troi­sième tour du Masters 1000 de Miami. Le Majorquin s’était alors imposé en deux sets 6–3 6–3. Depuis, Rodgeur et Rafa se sont fait face à 32 autres reprises dont 8 fois en finale de tour­nois du Grand Chelem. Une riva­lité quasi­ment unique dans l’his­toire du tennis entre deux des tout meilleurs. Alors forcé­ment depuis ce matin et dans tous les recoins, les éloges pleuvent. 

Le plus grand…mais pas le meilleur

A l’oc­ca­sion des noces d’étain du « couple » helvético‐espagnol, le quoti­dien sportif a donné la parole à certains anciens de la balle jaune, leur deman­dant lequel des deux était, selon eux, le meilleur. Si la compa­raison ne tient pas vrai­ment la route, la ques­tion semble pour­tant inévi­table. Et au jeu des petites phrases, l’an­cienne numéro un mondiale Martina Navratilova a trouvé une formule origi­nale qui devrait rester graver dans les mémoires un bon bout de temps. Entre les deux cham­pions, la légende tchèque a fait son choix : « Federer est le meilleur joueur de tous les temps, mais Nadal est le meilleur des deux ». En matière de riva­lité, Navratilova n’est pas la moins bien rensei­gnée : elle partage avec Chris Evert la plus magis­trale des riva­lités de l’histoire du tennis avec 80 rencontres entre 1973 et 1988 (43−37).

Une formu­la­tion forte de sens qui en rappelle une autre, dans un sport diffé­rent, lâchée il y a de nombreuses année par le roi Pelé au sujet de l’arrêt excep­tionnel du gardien anglais Gordon Banks durant le match de la Coupe du Monde 1970 oppo­sant le Brésil à l’Angleterre. L’attaquant auri­verde avait alors déclaré : « J’ai marqué un but mais Banks l’a arrêté ».

La raquette de Roger Federer, dispo­nible ici !

A propos de l’auteur

Sacha Dubois

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.