Nicolas Massu fait passer un message à propos de Carlos Alcaraz : « Nous devons être prêts à affronter n’im­porte quel adversaire »

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Actuel entraî­neur d’Hubert Hurkacz, Nicolas Massu est égale­ment capi­taine du Chili en Coupe Davis. 

Et alors que son pays recevra l’Espagne en septembre prochain pour une place en huitièmes de finale, le double médaillé d’or, en simple et en double lors des Jeux olym­piques d’Athènes en 2004, s’est entre­tenu avec nos confrères de Marca.

Forcément inter­rogé sur la parti­ci­pa­tion, toujours incer­taine, de Carlos Alcaraz, l’an­cien 9e joueur mondial a affiché sa déter­mi­na­tion, quels que soient les adver­saires de l’autre côté du filet. 

« Depuis tout petit, j’aime les grands objec­tifs, car quand je regar­dais le tennis à la télé­vi­sion, Roland Garros ou l’US Open, je voulais être là avec les meilleurs du monde. Et quand on se consacre à ce sport, on veut se mesurer à eux. Maintenant, en tant que capi­taine, les Coupes Davis sont très spéciales, que l’on joue à domi­cile ou à l’ex­té­rieur. Nous devons être prêts à affronter n’im­porte quel adver­saire. Si Alcaraz vient, nous devons être prêts à jouer contre lui. S’il ne vient pas, nous joue­rons contre ceux qui vien­dront. Sur le plan sportif, Alcaraz fait une diffé­rence impor­tante. S’il n’est pas là, l’Espagne compte d’autres grands joueurs. D’ailleurs, ils viennent d’at­teindre la dernière finale de la Coupe Davis. Ce qui m’im­porte le plus, c’est que mon équipe soit au complet et que mes joueurs soient en bonne santé. Nous savons qu’en jouant au Chili et avec une équipe qui se connaît depuis de nombreuses années, nous pouvons être compé­ti­tifs et réaliser de grandes choses. Je suis capi­taine depuis 12 ans déjà. Heureusement, nous sommes invaincus à domi­cile depuis que je suis capi­taine. Cela signifie que les choses ont été bien faites, que nous avons pu progresser et atteindre nos objec­tifs. Lorsque j’ai pris en charge l’équipe de Coupe Davis, beau­coup des joueurs actuels avaient 15–16 ans. Le défi était de jouer un jour avec les meilleurs, de voir le Chili revenir dans le Groupe mondial, et nous y sommes parvenus, ce qui me rend extrê­me­ment heureux. Le bonheur ultime est de pouvoir se mesurer aux meilleures équipes du monde. Si Alcaraz vient, alors bien­venue, car ce sera incroyable pour le Chili d’avoir un joueur du calibre de Carlos ; ce serait inou­bliable. S’il ne vient pas, l’Espagne possède une équipe fantas­tique avec d’autres grands joueurs, et elle a disputé la dernière finale. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.