Nishkori stoppe en 2017, l’hé­ca­tombe continue

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Kei Nishikori a annoncé la fin de sa saison ce mercredi via un commu­niqué de son manager. Le Japonais, souvent blessé et parti­cu­liè­re­ment au poignet, préfère se reposer et bien se soigner pour revenir l’année prochaine. Zapper la fin de la saison, une « mode » qui se répand de plus en plus sur le circuit ATP. 

C’est donc offi­ciel, on ne reverra plus Kei Nishikori en 2017 ! Le Japonais, qui souffre du poignet droit depuis quelques mois, a fait le choix radical de s’ar­rêter dès le mois d’août pour revenir en forme en 2018. Un pari un peu risqué mais qui semble toute­fois être le plus raison­nable. Car depuis quelques mois, le joueur nippon était de plus en plus trans­pa­rent. Sa bles­sure au poignet, contractée fin mars à Miami, n’a fait qu’empirer. Après une longue pause en avril durant laquelle il a loupé le tournoi de Barcelone et quitté le top 5, il a repris le tennis début mai, à Madrid, pour des résul­tats de plus en plus moyens. A l’ex­cep­tion de Roland‐Garros, où il avait été quart de fina­liste, il n’a gagné que neuf matchs en cinq tour­nois, trop peu pour son niveau et son clas­se­ment, qui s’en est ressenti : dans les cinq premiers mondiaux depuis septembre 2016, il est aujourd’hui neuvième. Evidemment, la chute va être encore plus brutale en cette fin d’année puis­qu’il ne défendra pas les nombreux points qu’il avait gagné l’an dernier (demi‐finaliste à l’US Open et au Masters de fin d’année, fina­liste à Bâle…) mais s’il prend exemple sur un certain Roger Federer, son retour en 2018 pour­rait être tonitruant. 

Un sacri­fice souvent payant

Car il n’est pas le seul à avoir fait ce choix, bien au contraire. Sur le circuit ATP, ils sont de plus en plus nombreux à décider d’ar­rêter leur saison bien avant la fin offi­cielle en novembre, pour soigner une bles­sure et ne pas risquer de l’ag­graver. En 2012, Rafael Nadal, grave­ment blessé au genou, fait l’im­passe après Wimbledon sur la fin de sa saison et notam­ment sur les Jeux Olympiques, où il devait être porte‐drapeau de sa délé­ga­tion. Un choix payant : il remporte deux tour­nois du Grand Chelem l’année d’après et rede­vient n°1 mondial. Son grand rival, Roger Federer fait de même l’an dernier. Egalement blessé au genou, il ne peut pas revenir après sa défaite en demi‐finale du Grand Chelem britan­nique. Un gros sacri­fice, qui lui vaut sa première sortie du top 15 depuis 2001, mais qui, une fois encore paye : son année 2017 est toni­truante, quasi­ment imbat­table, il a remporté deux tour­nois du Grand Chelem et deux Masters 1000. Ces deux exemples ont inspiré d’autres joueurs. Novak Djokovic, blessé au coude a annoncé qu’il ne pour­rait pas revenir en 2017, tout comme Stan Wawrinka, qui vient de se faire opérer du genou. Une véri­table héca­tombe en cette fin d’année, si on y ajoute la méforme d’Andy Murray, blessé à la hanche, mais qui réserve sans doute un beau début d’année prochaine !

A propos de l’auteur

Justine Texier

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.