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Où en est James ?

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Numéro 4 mondial au meilleur de sa carrière en 2006, James Blake a connu plus de bas que de hauts ces dernières années. La faute notam­ment à plusieurs bles­sures, il est aujourd’hui retombé au 117e rang mondial.

Ecarté des courts à cause d’une bles­sure au genou depuis plusieurs mois, James Blake a fait son retour à Eastbourne puis Wimbledon en juin. Mais dans les deux cas, il a essuyé un revers dès le premier tour. Défait par Julien Benneteau à Eastbourne puis par Robin Haase à Wimbledon, il n’était pas des plus opti­miste après sa défaite face au Hollandais : « Le genou ce n’est pas super. Si ça ne s’amé­liore pas bientôt, je ne suis pas sûr de vouloir jouer encore long­temps avec la douleur. Ca devient assez frus­trant. Je viens de prendre dix de semaines de repos, je pensais que ça le ferait et que ça serait la solution. »

Avant ces dix semaines de repos complet, Blake souf­frait plus ou moins depuis un an et demi, refu­sant notam­ment de prendre des anti‐inflammatoires pour le soulager : « Depuis que je suis gamin, j’ai une sorte d’ob­ses­sion pour ma santé et je ne voulais pas prendre des choses qui pour­raient me créer des problèmes d’es­tomac sur le long terme. Et puis j’aime savoir ce qui se passe dans mon corps. Si mon épaule me fait souf­frir, je veux savoir si ça s’empire à chaque fois que je sers ; si mon genou me fait souf­frir, je veux savoir si je suis en train de me causer plus de tort. Je veux que rien ne soit masqué. »
Une posi­tion tout à fait louable quand on sait les mauvais tours qu’ont causé les anti‐inflammatoires à certains joueurs comme Nikolay Davydenko qui ne s’était pas rendu compte d’une lésion à son poignet parce qu’il était sous ce traitement.

Du coup, Blake pensait pour­quoi pas à prendre sa retraite mais depuis peu, il s’est résigné à prendre ces médi­ca­ments et sa conva­les­cence en a été accé­lérée. Son coach Kelly Jones explique : « Ca aide son genou à récu­pérer, et à ce stade, son inflam­ma­tion est réduite pour que James soit à 100%. Il ne s’est pas senti aussi bien depuis quasi­ment un an. »

« Je pensais que la retraite était une solu­tion, main­te­nant cela ne m’ef­fleure même plus l’es­prit. » Bien décidé à reprendre sa carrière en main, Blake a commencé la tournée améri­caine avec une défaite encou­ra­geante en trois sets contre Taylor Dent à Atlanta. Invité à Los Angeles, il vient de remporter 6–1,6–4 son premier tour face à l’Argentin Leonardo Mayer. Son objectif à présent, disputer le plus de matches possibles avant l’US Open pour retrouver le rythme de la compétition.

En atten­dant, l’Américain s’oc­cupe tout autre­ment, il va prochai­ne­ment sortir, en parte­na­riat avec son sponsor Fila, une ligne de vête­ments inti­tulée « Thomas Reynols », du nom de son père.

(Avec L.A Times)