Panatta : « Alcaraz me rappelle ce joueur, que certains consi­dèrent comme le meilleur de tous les temps : quand il était en forme, il était imbattable »

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S’il a dû déclaré forfait pour le Masters 1000 de Rome et Roland‐Garros, Carlos Alcaraz fait bien évidem­ment toujours parler de lui, notam­ment pour sa riva­lité avec Jannik Sinner. 

Lors d’une inter­view accordée au Corriere della Serra, le vain­queur de Roland‐Garros 1976, Adriano Panatta, a été invité à tran­cher entre les deux meilleurs joueurs au monde. Et il en profité pour comparer l’Espagnol avec une ancienne légende du tennis. 

« Quand Alcaraz donne le meilleur de lui‐même, il bat Sinner car il a un peu plus d’inventivité. Mais le tennis n’est pas seule­ment une ques­tion de pics de perfor­mance : en termes de rende­ment moyen, Jannik est supé­rieur. Je dirais : coup droit Alcaraz, revers Sinner, service aujourd’hui Sinner, volée et amortie Alcaraz, dépla­ce­ments Alcaraz. Mais à Monte‐Carlo, sur terre battue, c’est Sinner qui a gagné. Avec ces deux‐là, il est diffi­cile de se prononcer : quand on le fait, on risque d’être immé­dia­te­ment contredit. Alcaraz me rappelle Lew Hoad (joueur austra­lien dans les années 50 et 60, ancien numéro 1 mondial et vain­queur de quatre titres en Grand Chelem, ndlr), que certains consi­dèrent comme le meilleur de tous les temps : quand il était en forme, il était imbattable ».

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.