Panatta sonne l’alarme : « Ce n’est pas un hasard si deux jeunes cham­pions comme Sinner et Alcaraz annoncent leur inten­tion de s’accorder des pauses. Ils ont compris que le tennis ne chan­gera pas et que la seule solu­tion est de changer leur façon de jouer »

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Observateur avisé du circuit profes­sionnel, Adriano Panatta n’hé­site jamais à dire ce qu’il pense, notam­ment au sujet de la santé des joueurs et du rythme effréné du calendrier. 

Et pour le vain­queur de Roland‐Garros en 1976, Carlos Alcaraz et Jannik Sinner ont raison de prendre les choses en main pour la suite de leur carrière. 

« Les tour­nois de deux semaines obligent les meilleurs à rester au top pendant des périodes de plus en plus longues, mais c’est la combi­naison avec un tennis de puis­sance, pratiqué avec des raquettes conçues pour frapper toujours en accé­lé­ra­tion, qui met à rude épreuve le physique des joueurs et provoque une multi­tude de bles­sures. Muscles, poignets, dos, épaules et genoux, bien sûr. Par rapport au début des années 2000, les bles­sures ont augmenté de 110 %. Et ce n’est pas un hasard si deux jeunes cham­pions comme Sinner et Alcaraz annoncent d’ores et déjà leur inten­tion de s’accorder, à l’avenir, les pauses néces­saires. Ils ont compris que le tennis ne chan­gera pas et que la seule solu­tion est de changer leur façon de jouer. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.