AccueilATPPatrick Labazuy : « La carrière de Jo ne fait que commencer »

Patrick Labazuy : « La carrière de Jo ne fait que commencer »

-

Professeur de Jo‐Wilfried Tsonga en 1998 et 1999 au pôle France de Poitiers, Patrick Labazuy a répondu à nos ques­tions, juste avant de commencer une séance d’en­traî­ne­ment au Petits As à Tarbes. Il revient sur le poten­tiel de Jo qu’il suit depuis plus de dix ans. Pour lui, pas de doute, Tsonga va grimper et très vite. 

Patrick, quelle est votre analyse de la finale ? 

Cela s’est joué sur trois points. Le premier c’est la qualité du retour de Djokovic. Cela a surpris Tsonga, c’est évident. Le deuxième, c’est la qualité de la balle du Serbe, cela il ne l’avait pas connu pendant le tournoi même contre Nadal. Sa balle est très vivante. Enfin, Novak l’a fixé sur son coup droit, et cela aussi l’a surpris. Jo n’a pas pu mener les échanges, rentrer dans le terrain comme cela avait été fixé. 

Pensez‐vous que c’est le début d’une ascension ? 

Sans aucun doute, Jo a beau­coup de marge de progres­sion, même au service para­doxa­le­ment. Sur le revers bien sûr car là il n’est pas au niveau. Maintenant il s’agira aussi d’amé­liorer l’ap­proche psychologique. 

Est‐ce que la crainte de rechuter physiquement anime encore l’esprit de Jo ? 

Je ne sais pas, en revanche il a une disci­pline de fer. Il sait que son avenir tennis­tique passe par une gestion de son physique. Il passe beau­coup de temps en salle de gym, et le pire c’est que personne ne le force. 

Cela doit être idéal pour le coach ? 

Pour Eric (Winogradski) c’est super, Jo est toujours partant, il a une disci­pline de fer, il sait où il veut aller. Il a souf­fert, il a cru que tout était perdu. 

Vous l’avez eu pendant sa quinzaine ? 

Jusqu’au quart de finale régu­liè­re­ment par SMS ou mail, après je l’ai laissé, d’au­tant que tout s’est accéléré. 

Pour vous il n’y a pas de doute sur la suite de sa carrière ? 

Aucun. En plus là il n’a pas de points à défendre jusqu’en mars, donc cela peut aller très vite. Après il est évident que son jeu sur terre battue n’est pas très adapté. Je le vois bien faire quelque chose à Wimbledon. De toute façon rien de l’ar­rê­tera. Oui je dis bien « rien ».

Instagram
Twitter