Patrick Mouratoglou défend Alexander Zverev : « On entend les mêmes discus­sions à propos de Nadal. Si Rafa n’avait pas été blessé, il aurait remporté X tour­nois du Grand Chelem de plus, mais il n’y a pas de ‘si’  »

Alors que certains passionnés de tennis remettent en cause la légi­ti­mité d’Alexander Zverev, vain­queur de Roland‐Garros, de l’US Open et prochain numéro 1 mondial en ayant perdu tous ses duels cette année contre Carlos Alcaraz, Jannik Sinner et Novak Djokovic, Patrick Mouratoglou a une nouvelle pris la défense de l’Allemand. 

« Pour moi, la première chose à retenir, c’est que ton clas­se­ment reflète ta valeur. Si d’autres sont blessés, tant pis pour eux. Rester en bonne santé quand on est sportif profes­sionnel, c’est un véri­table talent. Ta santé et ta condi­tion physique en font partie. On entend les mêmes discus­sions à propos de Rafa. Oh, si Rafa n’avait pas été blessé, il aurait remporté X tour­nois du Grand Chelem. Oui, mais il n’y a pas de ‘si’. Il est numéro un parce qu’il mérite de l’être. Est‐ce que je pense que les deux autres joueurs sont meilleurs que lui ? Oui, mais ils ne sont pas numéro un. C’est lui le numéro un. Il a remporté Roland‐Garros, puis l’US Open. Techniquement, 128 joueurs auraient pu l’emporter, et c’est lui qui l’a fait. Deux fois. Il a égale­ment fait preuve de grandes qualités mentales. Il n’a pas bien joué, mais il a remporté le tournoi, et c’est une qualité immense. Le tennis est un sport très mental. Je pense donc qu’il a vrai­ment fait preuve d’une grande force mentale cette année, ce qu’il n’avait pas su montrer par le passé. Il n’est peut‐être pas le meilleur joueur, mais il est numéro un mondial. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.