Patrick Mouratoglou : « Les gens reprochent à Carlos Alcaraz de se plaindre d’un calen­drier trop chargé, alors qu’il parti­cipe à de nombreuses exhi­bi­tions ou compé­ti­tions. Mais le problème n’est pas physique, il est mental »

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« Si on doit disputer tous les tour­nois obli­ga­toires que l’ATP nous impose, on passe environ 40 semaines en compé­ti­tion. C’est impos­sible, et on voit beau­coup de joueurs se blesser, beau­coup de joueurs s’épuiser. S’ils ne font rien pour y remé­dier, nous verrons encore plus de bles­sures à l’avenir », aler­tait Carlos Alcaraz à l’US Open.

Un nouveau coup de gueule sur le calen­drier qui a encore fait beau­coup parler, sachant que l’Espagnol vient de jouer la Laver Cup et parti­cipe régu­liè­re­ment à des exhibitions. 

Dans un nouveau post Instagram, Patrick Mouratoglou a pris la défense du septuple lauréat en Grand Chelem. 

« Les gens reprochent à Carlos Alcaraz de dire que le calen­drier est trop chargé, alors qu’il parti­cipe à de nombreuses exhi­bi­tions ou compé­ti­tions. Quand il dit : ‘J’adore les tour­nois par équipe, passer du temps avec les autres joueurs, m’amuser, ce genre de semaine m’aide beau­coup à retrouver ma joie sur le court’, ce n’est pas physique, c’est mental. Carlos est un joueur qui s’épuise quand il joue trop au tennis. À un moment donné, il n’y prend plus de plaisir, il n’éprouve plus de joie, il n’est plus créatif sur le court et son niveau baisse consi­dé­ra­ble­ment. Donc, pour lui, parti­ciper à d’autres types de compé­ti­tions peut avoir beau­coup de sens. Est‐ce un cas isolé ? Probablement pas. Et je pense que c’est diffi­cile pour les joueurs qui disputent sans cesse le même type de compé­ti­tions. Imaginez une année, puis une deuxième, puis une troi­sième. À un moment donné, ils s’ennuient, se fatiguent menta­le­ment, ce qui affecte leurs résul­tats et peut poten­tiel­le­ment entraîner des blessures. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.