Patrick Mouratoglou : « On ne peut pas dire que Carlos Alcaraz est au‐dessus du lot »

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Alors qu’il vient de sortir sa propre marque de caleçon, Patrick Mouratoglou continue à donner son avis sur à peu près tout ce qui touche à l’ac­tua­lité du tennis. 

Après avoir énervé Jo‐Wilfried Tsonga, poussé Rafael Nadal à sortir de sa réserve, taclé Boris Becker et expliqué que Novak Djokovic n’était pas assez motivé, l’en­traî­neur fran­çais s’est cette fois attaqué au cas Carlos Alcaraz, sacré pour la septième fois en Grand Chelem à l’Open d’Australie.

Et selon lui, cette victoire histo­rique de l’Espagnol (plus jeune joueur de l’his­toire à remporter les quatre tour­nois du Grand Chelem) ne signifie pas forcé­ment qu’il a pris de l’avance sur son prin­cipal rival, Jannik Sinner. 

« Je pense qu’on ne peut pas dire qu’Alcaraz est au‐dessus du lot. Je pense qu’il faut conti­nuer à mettre Jannik Sinner au même niveau. Beaucoup de gens adorent faire ça. Un match : « Oh wow, j’ai complè­te­ment changé d’avis » ou « Oh, ça prouve tout en un seul match ». Non ! Ce n’est qu’un match. Mais un tournoi ne prouve pas tout non plus. Bien sûr, c’est un Grand Chelem, mais ce n’est qu’un Grand Chelem, et si vous regardez l’année dernière, ils se sont tout partagé : deux Grand Chelems chacun. C’est Sinner qui a remporté les Finales ATP, et vous pouvez imaginer que si Sinner avait pu jouer trois mois de plus pendant sa suspen­sion, il aurait poten­tiel­le­ment terminé n°1 mondial à la fin de la saison. Je pense que ces deux joueurs dominent incroya­ble­ment le monde du tennis, comme le Big 3 dans le passé, de la même manière, on peut faci­le­ment comparer : il y a deux joueurs qui sont à des années‐lumière du reste du peloton, à l’ex­cep­tion de Novak. Et je pense que tout au long de l’année 2026, ils pour­raient se partager beau­coup de victoires en finale. Ils dominent tous les deux, mais je pense qu’ils sont très proches en termes de niveau. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.