Patrick Mouratoglou sur Novak Djokovic : « Mes propos ont choqué beau­coup de monde il y a quelques semaines mais je n’ai pas changé d’avis »

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Après une tournée améri­caine cauche­mar­desque, Novak Djokovic a remis les pendules à l’heure à Pékin avant de chuter à nouveau dès son premier match à Shanghai.

Alors que les diffi­cultés du Serbe de 39 ans pour­raient laisser penser que le poids des années commence à se faire sentir, Patrick Mouratoglou défend une autre analyse. Dans une publi­ca­tion sur LinkedIn, l’entraîneur fran­çais estime que les problèmes de Djokovic sont avant tout d’ordre mental. 

« À l’US Open, j’ai tenu des propos qui ont choqué beau­coup de monde : le problème de Novak n’est pas physique. Il est mental et lié à son manque de prépa­ra­tion. Beaucoup de ses fans m’ont critiqué pour cela. Puis il a remporté le tournoi de Pékin. Alors, ai‐je changé d’avis ? Non. Regardez ses deux premiers tours là‐bas. Même scénario qu’avant : ‘Je me sens mal.’ Il appelle le médecin. On dirait qu’il est à l’agonie sur le court. Il ne joue pas bien et il concède des sets. Il aurait pu perdre au premier tour. Vraiment. Il aurait pu perdre au deuxième tour. Mais il a trouvé une solu­tion. Je ne sais pas comment, mais il a trouvé un moyen. Ensuite, comme toujours, plus il remporte de matchs, plus le stress de perdre contre ces ‘gars‐là’ s’estompe. Contre Zverev, il n’avait rien à perdre. Il était détendu. Il a joué à son vrai niveau. Et ce niveau reste incroyable. Son tennis et sa condi­tion physique sont excep­tion­nels. Ce n’est pas une ques­tion de tennis. Ce n’est pas une ques­tion de condi­tion physique. C’est mental. Je sais que ça semble fou. Un joueur qui compte 24 titres du Grand Chelem, nerveux face au n°16 mondial au premier tour ? Ça n’a aucun sens. Pour moi, ça a tout son sens. Il y tient. Il y tient énor­mé­ment. Imaginez que vous passiez un examen pour lequel vous ne vous sentez pas prêt… C’est pareil ici. Mon analyse n’a donc pas changé. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.