Patrick Mouratoglou : « Voici les deux grands chan­ge­ments dans le jeu de Zverev qui ont fait de lui un vain­queur en Grand Chelem »

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Toujours aussi présent sur les réseaux sociaux, Patrick Mouratoglou a forcé­ment analysé le sacre d’Alexander Zverev à Roland‐Garros, son tout premier dans un tournoi du Grand Chelem.

Et après avoir déclaré que la finale face à Flavio Cobolli ne pouvait pas lui échapper étant donné les circons­tances de la rencontre, l’en­traî­neur fran­çais a détaillé les deux chan­ge­ments prin­ci­paux dans le jeu de l’Allemand qui lui ont permis de réaliser son rêve. 

« Il est inté­res­sant de comprendre pour­quoi Sascha Zverev est devenu cham­pion de Grand Chelem. Si l’on compare le jeu de Sascha d’il y a quatre ou cinq ans à celui d’aujourd’hui, on constate une évolu­tion consi­dé­rable. Il commet­tait telle­ment de doubles fautes. Il a résolu ce problème. Son jeu et son place­ment sur le court ont changé. Il y a quatre ou cinq ans, il se tenait trois mètres derrière la ligne de fond, se dépla­çait partout, ne ratait presque rien, jouait en profon­deur, et cela suffi­sait pour battre tous les joueurs, sauf les tout meilleurs. Aujourd’hui, d’une manière géné­rale, il est beau­coup plus près de la ligne de fond, ce qui lui donne la possi­bi­lité de se déplacer vers l’intérieur du court lorsque la balle est plus courte et d’en tirer parti, ainsi que derrière son service. Il possède l’un des meilleurs services au monde. Quand on est prêt à monter au filet, c’est complè­te­ment diffé­rent. Ce sont les deux prin­ci­pales diffé­rences qui ont fait de lui un cham­pion du Grand Chelem. Et je me souviens avoir dit il y a deux ans qu’il ne gagne­rait jamais un Grand Chelem s’il conti­nuait à faire ce qu’il faisait. Il faut jouer pour gagner, pas pour faire rater l’adversaire, et c’est un grand changement. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.