Paul Annacone, ex‐coach de Federer : « Après deux défaites consé­cu­tives contre Djokovic, je lui demande comment il se sent et il me dit : ‘C’est très dur, mais je peux aussi te citer dix matchs que je n’avais pas le droit de gagner et que j’ai remportés’ »

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Rolex Masters Paris 2018 Roger Federer Novak Djokovic

De passage sur le podcast Baseline Intelligence de Jonathan Stokke, Paul Annacone, coach de Roger Federer de 2010 à 2013 et désor­mais aux côtés de Taylor Fritz, a raconté une anec­dote révé­la­trice de l’at­ti­tude très relax du joueur suisse même après deux défaites d’af­filée diffi­ciles à encaisser face à un certain Novak Djokovic à l’US Open. 

« J’étais assis dans son box en 2010 et 2011, des années succes­sives où il a eu des balles de match à l’US Open et a perdu les deux matchs contre Novak et je me suis senti terri­ble­ment mal pour lui, mais c’était diffi­cile pour moi de le comprendre et je me souviens avoir parlé avec lui après et il était de très bonne humeur – c’était quelques heures plus tard et il jouait avec ses enfants. Je lui ai demandé ce qu’il en pensait et il m’a répondu : ‘Oui, c’est très dur, mais je peux aussi te citer dix matchs que je n’avais pas le droit de gagner et que j’ai remportés. En fin de compte, ce match est très média­tisé puis­qu’il s’agit d’une demi‐finale, mais je peux aussi vous citer tous les autres où je n’avais aucune chance.’ Bien sûr, l’année suivante à Wimbledon, lors­qu’il a gagné en 2012, il n’au­rait vrai­ment – à mon avis – pas dû gagner ce tournoi. Au début du tournoi, son dos a lâché et il s’est vrai­ment battu, et l’un des matchs qu’il a gagné en cinq sets – je crois contre le Français Julien Benneteau – il ne pouvait à peine de marcher. Il a surmonté ce match et s’est progres­si­ve­ment amélioré, mais il n’a pas pu s’en­traîner autant et, pendant cette période, il ne s’est pas inquiété. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.