Popovic (coach de Moutet) : « Djokovic était obligé de faire ce sacri­fice et c’est pareil pour Nadal à Roland, son jardin. Il ne fera pas ça à Wimbledon »

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Cinq jours après le 10e sacre de Novak Djokovic à l’Open d’Australie, la manière dont il est allé cher­cher ce succès fait toujours parler. Le direc­teur du tournoi Craig Tiley a révélé que le Serbe avait joué avec une déchi­rure de trois centi­mètres, soit un petit peu moins qu’en 2021 lors­qu’il avait aussi triomphé à Melbourne malgré une bles­sure aux abdominaux.

Le nouvel entraî­neur de Corentin Moutet, Petar Popovic, a donné son avis sur le sujet pour L’Equipe.

« Si ça n’avait pas été un Grand Chelem, Novak n’au­rait pas jouéMais comme il chasse les records dans la course du meilleur de tous les temps, il a pris ce risque et a accompli un truc incroyable. Il y a beau­coup d’en­jeux pour devenir le « GOAT », tu es obligé de faire ce sacri­fice. Novak sait que l’Australie, c’est le Majeur où il joue le mieux. C’est pareil pour Rafa à Roland, son jardin. Il ne fera pas ça (endormir son pied) à Wimbledon. C’est normal je trouve. Mais ce ne sont pas les seuls à faire ça. Au moins 50 % des mecs ont un problème en arri­vant en Grand Chelem. Beaucoup jouent avec des ‘pain­killers’ (anti­dou­leurs, ndlr). »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.