Pouille, et maintenant ?

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Demi‐finaliste dans un tournoi du Grand Chelem pour la première fois de sa carrière, Lucas Pouille ne pouvait pas rêver meilleur début pour sa colla­bo­ra­tion avec Amélie Mauresmo. Le Nordiste doit désor­mais enchaîner et confirmer.

Crédit photo : sportvision

La correc­tion infligée par Novak Djokovic en demi‐finale ne doit pas faire oublier l’excellent parcours de Lucas Pouille lors de cette quin­zaine austra­lienne. Avant la première levée en Grand Chelem de l’année 2019, personne n’aurait imaginé que le Nordiste s’invite dans le dernier carré, d’autant plus qu’il restait sur quatre défaites avant de débar­quer à Melbourne. Ce parcours a aussi conjuré le mauvais sort qui le frap­pait aux anti­podes puisqu’il n’avait jamais gagné un match lors de ses cinq premières parti­ci­pa­tions. Cette première demi‐finale dans un Majeur doit le lancer vers ses objec­tifs qu’il a toujours dit « élevés ». Elle lui permet aussi de débuter idéa­le­ment sa colla­bo­ra­tion avec Amélie Mauresmo après s’être séparé d’Emmanuel Planque lors de l’intersaison.

Tauziat : « Lucas avait peut‐être besoin d’un changement »

« Lucas avait peut‐être besoin d’un chan­ge­ment. Il se sent bien entouré par Amélie, nous confiait Nathalie Tauziat aux Petits As de Tarbes. C’est lui qui a choisi Amélie et elle a fait le choix d’aller vers lui plutôt que de commencer l’aven­ture Coupe Davis. Elle a très certai­ne­ment un langage qui plaît à Lucas. Il faut voir sur du long terme, mais ce parcours va lui donner de la confiance pour le reste de l’année. Après sa saison 2018, il ne pouvait que revenir à un bon niveau. On va voir de quoi il est capable à plus long terme. »

Pouille change ses habitudes

La suite juste­ment passera par l’Open Sud de France de Montpellier (ATP 250, 4 au 10 février) où il ira défendre son titre acquis en février 2018. Habitué à se rendre dans la cité phocéenne pour l’Open 13 Provence (fina­liste sortant) puis à l’ATP 500 de Dubaï (fina­liste sortant), le natif de Grande‐Synthe a bous­culé ses habi­tudes puisqu’il s’alignera à Rotterdam (ATP 500, 11au 17 février) puis à Acapulco (ATP 500, 25 février au 2 mars) afin d’y préparer la « March Madness » d’Indian Wells et Miami. Les prochaines semaines devront surtout confirmer un constat unanime : Lucas Pouille a surtout retrouvé le plaisir de jouer lui qui avait évoqué l’idée d’un « burn‐out » en reve­nant sur sa diffi­cile saison 2018. « Il se fait plaisir, avait expliqué Amélie Mauresmo dans les colonnes de Libération. On voit qu’il s’éclate et il est hyper­con­centré. » Un plaisir à trans­former en constance dans ses résultats.

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.