Pour Patrick Mouratoglou, Carlos Alcaraz est un menteur : « Il est sorti de sa défaite à l’US Open en disant qu’il était content. Je n’y crois pas. Les joueurs qui font semblant de se moquer d’une défaite, je pense qu’ils mentent »

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Patrick Mouratoglou n’a pas sa langue dans sa poche depuis la fin de l’US Open, notam­ment concer­nant Carlos Alcaraz.

Après avoir expliqué que l’Espagnol devait quand même jouer malgré la volonté de ce dernier de faire plus de pause à l’avenir pour se préserver, l’ac­tuel entraî­neur de Stefanos Tsitsipas est cette fois revenu sur la décla­ra­tion de Carlitos après sa défaite en quarts de finale à New‐York. 

Pour rappel, le septuple vain­queur en Grand Chelem avait affiché un grand sourire au moment de rejoindre les vestiaires avant de faire part de sa satis­fac­tion en confé­rence de presse malgré son élimi­na­tion. Un discours auquel « The Coach » ne croit pas une seule seconde. 

« Alcaraz est resté quatre heures et demie sur le court, il a perdu 10–7 au tie‐break du cinquième set et il est reparti en disant qu’il était content. Je n’y crois pas. Laissez‐moi vous expli­quer ma posi­tion, car je suis vrai­ment indécis à ce sujet. La première partie est simple. Les cham­pions détestent perdre. C’est préci­sé­ment pour cela qu’ils sont cham­pions. Ils se battent de toutes leurs forces pour éviter la pire chose au monde : la défaite. J’ai travaillé avec Serena pendant dix ans. Je peux vous assurer à quel point elle détes­tait perdre. Pete Sampras était inca­pable de sortir du lit pendant deux semaines après une défaite. Et les joueurs qui font semblant de s’en moquer, je pense qu’ils mentent. On ne peut pas construire une culture de la victoire et se contenter de la défaite en même temps. S’il a vrai­ment voulu dire ce qu’il a dit, cela me laisse penser qu’il est venu à cet US Open sans croire qu’il pouvait le remporter. Il n’avait pas eu assez de temps pour se préparer. Il n’était pas prêt physi­que­ment, et je le crois parce qu’il a perdu neuf jeux d’affilée contre Ben Shelton et qu’on voyait sur son visage à quel point cela lui coûtait. Peut‐être que ce tournoi a tout simple­ment dépassé ses propres attentes. Mais un cham­pion de ce niveau, même lorsqu’il n’est pas à 100 % physi­que­ment, devrait conti­nuer à se dire : ‘Je vais gagner quoi qu’il arrive’. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.