« Quand Stefanos Tsitsipas pétait les plombs sur le court, ce n’était même pas à cause de son tennis, mais à cause de son père qui lui hurlait dessus depuis le bord du court », estime Rennae Stubbs

206

Alors qu’il a récem­ment décidé de se séparer défi­ni­ti­ve­ment de son père comme entraî­neur pour revenir avec des bases plus saines aux côtés de Patrick Mouratoglou, Stefanos Tsitsipas vient comme par hasard de remporter son premier titre depuis un an et demi, sur l’ATP 250 de Gstaad. 

Une déci­sion plus que béné­fique selon l’an­cienne joueuse austra­lienne et actuelle coach de Serena Williams, Rennae Stubbs. 

« Certains diront que c’est son père qui l’a aidé à en arriver là, mais je me dis que le problème, c’est que Stef pétait les plombs sur le court et que la moitié du temps, ce n’était même pas à cause de son tennis mais à cause de son père, qui lui hurlait dessus depuis le bord du court… C’est telle­ment négatif. Je le sais parce qu’une personne qui parle grec m’a rapporté ce qu’il disait parfois. Alors peut‐être qu’il faut quelqu’un sur le court qui te remonte le moral, et la moitié du temps, c’est ce que font les entraî­neurs. Il y a certaines choses qu’il faut dire à son joueur, que ce soit des tactiques, ce sur quoi on va travailler et ce qu’on va améliorer. Mais au final, il faut quelqu’un qui te soutienne, qui croit vrai­ment en toi quand tu es dans le feu de l’action comme quand tu te retrouves menée 5–0 au deuxième tour, et que tu lèves les yeux et que Sven Groeneveld (l’entraîneur de Karolina Muchova) se frappe la poitrine en disant ‘Continue à te battre’. Il faut lever les yeux et voir un entraî­neur qui croit en toi, qui pense que tu peux encore gagner, et non pas quelqu’un qui va te hurler des conne­ries néga­tives qui te font te sentir mal sur le court. Manifestement, ça fonc­tionne enfin pour Stef, et c’est agréable de le voir de retour. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.