Roddick met encore en garde Alcaraz : « Il n’y a que trois personnes, Federer, Nadal et Djokovic, qui ont connu ce niveau de célé­brité. Il doit être un peu plus égoïste et apprendre à dire non »

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Dans le dernier épisode de son podcast, dont les propos sont rapportés par Relevo, l’an­cien numéro 1 mondial Andy Roddick a fait plusieurs remarques concer­nant les matchs d’ex­hi­bi­tion de Carlos Alcaraz aux Etats‐Unis la semaine dernière face à Ben Shelton et Frances Tiafoe. 

Et après avoir tenu à prévenir le joueur espa­gnol concer­nant d’éventuelles plaintes contre le calen­drier, l’Américain a évoqué la gentillesse d’Alcaraz qui pour­rait finir par le desservir au vu de sa notoriété. 

« Je pense que Carlos est plei­ne­ment conscient de ce qu’il est aujourd’hui. C’est l’une des plus grandes stars du sport mondial. En ce moment, il est la célé­brité des célé­brités partout où il va. Je pense que les gens sont impa­tients de le voir. Et il est encore à un stade où il ne veut déce­voir personne. C’est une situa­tion diffi­cile mais il va devoir apprendre à dire non. Il n’y a que trois personnes, Federer, Nadal et Djokovic, qui ont connu ce niveau de célé­brité. Il y a chez lui un magné­tisme que tout le monde apprécie. Ce n’est pas souvent que l’on voit un tel niveau de célé­brité. Il était proba­ble­ment épuisé et voulait rentrer chez lui, mais il ne dit non à personne. Il doit être un peu plus égoïste. Je ne pense pas qu’il puisse être tout à la fois pour tout le monde »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.