Roddick recadre sèche­ment Mouratoglou au sujet d’Alcaraz : « Nous sommes à la limite du manque de respect envers le monde du tennis, les joueurs, et quelqu’un qui est 9e mondial et qui bat Alcaraz »

852

« J’ai l’impression qu’Alcaraz s’ennuie. Il a déjà remporté sept tour­nois du Grand Chelem, et c’est comme s’il n’était pas vrai­ment inté­ressé par les tour­nois 1000, puisqu’il en a déjà gagné tant. J’ai le senti­ment que cela va lui poser problème dans les années à venir », décla­rait il y a quelques jours Patrick Mouratoglou chez nos confrères italiens de SuperTennis TV suite à la défaite de Carlos Alcaraz dès le troi­sième tour du Masters 1000 de Miami.

Des propos polé­miques qui ont fait bondir l’an­cien numéro 1 mondial, Andy Roddick, déter­miné à répondre sur le fond à l’en­traî­neur fran­çais dans le dernier épisode de son podcast, Served.

« Je ne veux même pas savoir qui a dit ça, parce que je veux juste réagir sur le fond. Cette analyse est un manque de respect envers Sebastian Korda ou n’im­porte quel autre joueur ayant battu Carlos Alcaraz. Sans lui manquer de respect, c’est forcé­ment normal de s’en­nuyer contre Medvedev, un ancien numéro 1 mondial et vain­queur en Grand Chelem ! Je dirais que c’est une opinion très diffi­cile à défendre à moins d’avoir réel­le­ment des infor­ma­tions. Pour moi, nous sommes à la limite du manque de respect pour le tennis, pour les joueurs, et pour quelqu’un qui est neuvième mondial et bat Alcaraz. Si j’étais Daniil Medvedev et que je voyais ça, je risque­rais d’attraper une CTE (encé­pha­lo­pa­thie trau­ma­tique chro­nique, ndlr) à force de lever les yeux au ciel ! Pour moi, c’est ridi­cule. Ça fait penser à une recherche effrénée de clics. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.