Au cours d’une longue interview accordée à GQ Allemagne en partenariat avec son sponsor, Mercedes‐Benz, Roger Federer est revenu sur la période pendant laquelle il a commencé à réaliser qu’il pouvait devenir un joueur professionnel.
« C’est une bonne question. Au début de ma carrière, on m’a dit assez rapidement que j’étais en fait très bon dans ce que je faisais. Au début, c’est difficile à évaluer et on n’ose pas vraiment y croire. Et dès que l’on prend un peu plus d’assurance et que l’on se dit que je suis peut‐être vraiment bon, on se fait taper sur les doigts, on peut en être sûr (rires). Quand on est jeune, on passe de toute façon déjà par une alternance d’émotions, et si on ajoute à cela une carrière dans le sport de compétition, il faut vraiment faire attention à soi. À 14 ans, j’ai quitté la maison pour aller dans un centre de performance. Ce furent probablement les deux années les plus importantes de ma vie. J’ai tellement appris pour la vie. À 16 ans, j’ai décidé d’arrêter l’école. Pendant quelques mois, je me suis encore essayé à l’enseignement en ligne, mais j’ai assez vite compris que les deux n’étaient pas possibles et que je devais mettre toutes les chances de mon côté. J’avais passé un accord avec mes parents : donner une chance réaliste au tennis et, si cela ne donnait rien, retourner immédiatement et sans me plaindre à l’école. Que dire, il s’est passé quelque chose (rires). »
Publié le mercredi 11 octobre 2023 à 19:15



