Roger Federer : « À 16 ans, j’ai décidé d’ar­rêter l’école. Pendant quelques mois, je me suis encore essayé à l’en­sei­gne­ment en ligne, mais j’ai assez vite compris que les deux n’étaient pas possibles et que je devais mettre toutes les chances de mon côté »

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Au cours d’une longue inter­view accordée à GQ Allemagne en parte­na­riat avec son sponsor, Mercedes‐Benz, Roger Federer est revenu sur la période pendant laquelle il a commencé à réaliser qu’il pouvait devenir un joueur professionnel. 

« C’est une bonne ques­tion. Au début de ma carrière, on m’a dit assez rapi­de­ment que j’étais en fait très bon dans ce que je faisais. Au début, c’est diffi­cile à évaluer et on n’ose pas vrai­ment y croire. Et dès que l’on prend un peu plus d’as­su­rance et que l’on se dit que je suis peut‐être vrai­ment bon, on se fait taper sur les doigts, on peut en être sûr (rires). Quand on est jeune, on passe de toute façon déjà par une alter­nance d’émo­tions, et si on ajoute à cela une carrière dans le sport de compé­ti­tion, il faut vrai­ment faire atten­tion à soi. À 14 ans, j’ai quitté la maison pour aller dans un centre de perfor­mance. Ce furent proba­ble­ment les deux années les plus impor­tantes de ma vie. J’ai telle­ment appris pour la vie. À 16 ans, j’ai décidé d’ar­rêter l’école. Pendant quelques mois, je me suis encore essayé à l’en­sei­gne­ment en ligne, mais j’ai assez vite compris que les deux n’étaient pas possibles et que je devais mettre toutes les chances de mon côté. J’avais passé un accord avec mes parents : donner une chance réaliste au tennis et, si cela ne donnait rien, retourner immé­dia­te­ment et sans me plaindre à l’école. Que dire, il s’est passé quelque chose (rires). »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.