AccueilATPRoger Federer : «Je suis plus en forme que jamais»

Roger Federer : « Je suis plus en forme que jamais »

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Pas vrai­ment à son meilleur niveau contre Gaël Monfils, Roger Federer a pour­tant assuré une troi­sième présence consé­cu­tive en finale de Roland Garros. Une série qui permet au Suisse de se montrer réso­lu­ment opti­miste en vue du grand rendez‐vous de dimanche.

T’attendais‐tu à un match comme ça contre Gaël Monfils ?
S’agissant du niveau de jeu, oui, je savais que Gaël n’al­lait pas changer du jour au lende­main, je l’avais déjà joué à Miami et à Monaco, j’avais joué récem­ment contre lui et savais combien il pouvait bien jouer. Il joue de très loin au fond du court, a un service fantas­tique, et c’est un très grand athlète. Je savais que ce jeu‐là, il allait le déployer. Au niveau du match, il s’est passé comme je m’y atten­dais. Je savais qu’il fallait que je joue mon jeu, que je mène le jeu, et c’est ce que j’ai réussi à faire.

Comment as‐tu trouvé Gaël sur ce match ?
Il a très mal commencé dans le premier jeu, je trouve qu’il a vrai­ment fait un jeu « pas terrible », ce qui m’a tout de suite mis bien sur le lead, et derrière, j’ai vrai­ment fait un très bon premier set, je l’ai mis sous pres­sion, j’ai bien servi, bien joué avec mon coup droit, le contraire de contre Gonzalez. J’espérais le mettre davan­tage sous pres­sion dans le deuxième set, mais j’ai pris un break qui était un peu con ! J’ai fait pas mal d’er­reurs, c’était presque un peu donné. C’était dommage, mais je sentais que Gaël entrait de plus en plus dans le match. Il était sous pres­sion et commen­çait à mieux jouer. Oui, pour finir, je trouve, non pas que j’étais dans une posi­tion de perdre, mais j’ai senti que tout pour­rait arriver au quatrième set. J’ai dû pas mal sauver de balles de break, et après, je rate des balles de match… Après, tu sais que tout peut arriver. C’est le danger, quand tu joues contre quel­qu’un qui joue à la maison… Tu as toujours l’im­pres­sion que ça va porter plus dans son sens que dans le tien, et c’est pour­quoi la pres­sion était assez grande pour finir.

Maintenant, la finale tant attendue contre Nadal arrive. Comment la vois‐tu ?
Oui, c’était ce que j’at­ten­dais, j’at­ten­dais que cela se produise, il y a quelques semaines, et il y a quelques mois. Je suis là où je voulais être. Je joue bien, et donc, effec­ti­ve­ment, c’est très exci­tant pour moi que de rejouer contre Rafael en finale. Rafa est en pleine forme égale­ment sur ce tournoi. Il n’a eu aucun problème. Ce qui se passe, au niveau du tournoi, c’est tout de même vrai­ment bien. Vous avez deux joueurs au top niveau, qui vont s’af­fronter. Je pense que le spec­tacle sera très inté­res­sant, mais je suis très fort cette année. J’ai beau­coup travaillé. Néanmoins, le plus gros test est à venir. Je me sens de mieux en mieux chaque année. Ce n’est pas une blague, Je me sens bien, je me sens plus en forme que jamais, et je me sens mieux sur terre battue, j’ai de meilleures sensations.

Penses‐tu encore à la finale du tournoi de Hambourg, où tu t’es incliné notam­ment après avoir mené 5–1 dans le premier set ?
Je n’aime pas être à 51 et perdre une manche, mais ça ne m’ar­rive pas très souvent d’être ainsi acculé, le dos au mur. Mais il a très, très bien joué. J’aurais peut‐être dû pousser un petit peu plus fort, mais le match à Hambourg a été très dur. Nous nous sommes battus comme des lions, et tout aurait pu se passer là‐bas. L’un ou l’autre, on aurait pu gagner le set, mais je ne l’ai pas gagné… Je pense que ce qu’il faut que je fasse contre Rafa, c’est de conti­nuer à jouer mon tennis, et espérer avoir le dessus.

On parle beau­coup de la lenteur du court central qui arrange plutôt Rafael Nadal, est‐ce un avis que tu partages ?
Moi, je le trouve plus rapide que le Lenglen. Vous avez deux joueurs diffé­rents, deux opinions diffé­rentes ! C’est un peu dur à dire…Je pense que ce qui a gêné Rafa aujourd’hui, c’était le facteur vent. Cela a dû le gêner. Mais Rafa est coriace sur le Chatrier, je ne l’ai jamais gagné sur le Chatrier, je pense que le problème, c’est Rafa et non le court.

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