Malmené et finalement victorieux en cinq sets face à Sam Querrey mardi, Andrey Rublev n’a pas eu besoin de faire durer la dernière manche car il l’a remportée 6–3. Mais le Russe s’est quand même interrogé sur la meilleure manière de départager les joueurs dans le cinquième. Intéressant.
« A mon avis, les règles devraient être les mêmes partout. La meilleure solution, c’est soit celle d’ici (Roland‐Garros, deux jeux d’écart sans jeu décisif), soit celle de Wimbledon qui peut‐être encore mieux, où il y a un jeu décisif à 12 partout, c’est‐à‐dire qu’ils vous donnent un set de plus, et si cela ne suffit pas à avoir un champion, à ce moment on fait un jeu décisif. Les matchs dont on se souvient longtemps sont ceux où il n’y a pas de jeu décisif à 6–6, a assuré Andrey en conférence de presse, avant d’argumenter.
On est à 11–9 au 5ème, et on se dit : ça y est, j’ai compris pourquoi je me suis tellement entraîné. Et on est fier quand on arrive à tenir. Je crois que je n’ai eu qu’un match en 5 sets à 9–7 à la fin. Donc peut‐être que dans ma carrière, cela représentera une dizaine de matchs, si j’ai de la chance. C’est aux organisateurs de savoir ce qui est le mieux. »
Andrey reconnaît tout de même qu’un cinquième set sans jeu décisif a ses désavantages : « Parfois, vous devez attendre très longtemps pour jouer. Il reste trois matchs à jouer sur le court, et le premier match est toujours en cours, parce que les joueurs en sont à 9 à 11. Je comprends les deux points de vue. »
Un débat qui mérite d’être approfondi.
Publié le mercredi 30 septembre 2020 à 10:51



