Rublev n’a rien compris mais ce n’est pas bien grave !

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Avant de s’ex­primer, Andrey a donc attendu que l’ATP lui cire les pompes. 

Du coup, presque blanchi, il a pu parler au monde et à sa commu­nauté, remer­ciant cette dernière de l’avoir soutenu dans cette épreuve incroya­ble­ment douloureuse. 

Il faut dire que la famille du tennis avait genti­ment déplacé le débat en expli­quant que la solu­tion était d’avoir recours exclu­si­ve­ment à l’ar­bi­trage élec­tro­nique et que le Russe n’était qu’une victime, un peu comme quand Zverev avait fracassé la chaise d’un arbitre tard dans la nuit. 

On se souvient que lors de cette affaire, c’était l’heure très tardive qui avait été jugée respon­sable du compor­te­ment inad­mis­sible du joueur allemand. 

Au final, tout cela ne démontre qu’une seule chose : le cham­pion de tennis ne se remet jamais vrai­ment en cause, et quoi qu’il arrive ou presque, il sera toujours protégé. 

Rublev aurait pu faire preuve de plus de classe en glis­sant au moins un petit mot au juge de ligne ou même en faisant un geste avec son prize money qu’il a récu­péré, mais cela aurait signifié qu’il se sentait coupable. Or, la teneur de ses propos confirment qu’à aucun moment ce senti­ment de culpa­bi­lité ne l’ef­fleure une seule seconde.

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.