Rusedski en rajoute une couche sur Alcaraz : « C’est là que Federer était un véri­table maestro. C’est pour­quoi il a eu une carrière aussi longue et a dominé le circuit pendant si longtemps »

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Et si Carlos Alcaraz était en train de subir le contre­coup de sa programmation ? 

C’est en tout cas l’avis de l’an­cien fina­liste de l’US Open, Greg Rusedski, qui, après avoir expliqué que le numéro 1 mondial avait assez d’argent pour s’en­gager sur des exhi­bi­tions, en a rajouté une couche dans la dernière émis­sion de son podcast, Off Court with Greg.

Pour l’ex‐joueur britan­nique, l’Espagnol ferait mieux de s’ins­pirer de Roger Federer en allé­geant consi­dé­ra­ble­ment son calen­drier afin de gagner en fraî­cheur et longévité. 

« C’est là que Federer était un véri­table maestro. C’est pour­quoi il a eu une carrière aussi longue et a dominé le circuit pendant si long­temps. Il ne dispu­tait que 12 tour­nois, dont il rempor­tait sept, et il était en pleine forme à chaque tournoi auquel il parti­ci­pait. Pour moi, Alcaraz a disputé un peu trop de matchs d’exhibition. Je sais que les gens disent : ‘Oh, tout se joue en février, ce ne sont pas ces matchs d’exhibition de décembre qui comptent’. Mais il faut trouver des périodes pour recharger ses batte­ries, et peu importe à quel point on est bon, c’est diffi­cile. Si tu baisses de 2 à 3 %, tu te retrouves dans le peloton, et des joueurs comme Fils, même s’il l’a battu assez faci­le­ment à Doha, peuvent se mêler à la lutte. Et puis il y a Medvedev, qui l’a battu à Indian Wells, et cette semaine, Korda a joué de manière magni­fique, mais il n’était tout simple­ment pas assez incisif dans les moments les plus impor­tants, et ce sont ces petits pour­cen­tages qui font la différence. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.