« Sinner a été aperçu à Monte‐Carlo en train d’uti­liser un appa­reil qui intrigue les obser­va­teurs. Il s’agit en fait de quelque chose de très précis… », explique José Moron

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Comment Jannik Sinner a‑t‐il pu tota­le­ment s’effondrer physi­que­ment alors qu’il menait 6–3, 6–2, 5–1 contre Juan Manuel Cerundolo, au deuxième tour de Roland‐Garros où il était l’immense favori ? 

Le numéro 1 mondial continue proba­ble­ment de se poser la ques­tion. Malgré une batterie d’exa­mens et de contrôles médi­caux appro­fondis, aucune anomalie n’a été détectée.

Déterminé à ne rien laisser au hasard, le clan de l’Italien a déjà pris des mesures durant ses entraî­ne­ments à Monte‐Carlo, où il se prépare pour Wimbledon (du 29 juin au 12 juillet).

« Ces derniers jours, Sinner a été aperçu à Monte‐Carlo en train d’uti­liser cet appa­reil, ce qui a suscité la curio­sité de plus d’un. Il s’agit de quelque chose de très précis. L’Italien semble utiliser un capteur de glucose, un appa­reil de plus en plus répandu dans le sport de haut niveau pour surveiller la façon dont le corps réagit à l’ef­fort, à l’ali­men­ta­tion, à la chaleur et à la récu­pé­ra­tion. Cet appa­reil mesure le taux de glucose, et permet d’observer les tendances au cours de la journée : les hausses après les repas, les baisses pendant l’effort, les réac­tions à la chaleur, au stress ou au manque de récu­pé­ra­tion. Après l’épisode survenu à Paris, où il a présenté des symp­tômes compa­tibles avec un grave coup de chaleur et un impor­tant coup de fatigue, l’Italien a subi des examens médi­caux pendant deux semaines en Italie afin d’analyser diffé­rents para­mètres et de comprendre ce qui s’était passé. Il est logique de penser que les méde­cins ont souhaité mesurer sa glycémie dans diffé­rentes situa­tions, comme ici lors d’un entraî­ne­ment sous la chaleur, afin de pour­suivre les examens et de comprendre pour­quoi il réagit ainsi lors d’efforts intenses par forte chaleur et humi­dité », a expliqué le jour­na­liste José Moron.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.