Srdjan Djokovic, père de Novak : « L’année dernière, je lui ai dit d’ar­rêter de jouer. Il m’a répondu : ‘Papa, laisse‐moi faire ce que j’aime’. Profitez de Novak car je ne sais pas combien de temps il jouera encore »

Présent ce vendredi à Belgrade pour rece­voir à la place de son fils le prix du meilleur athlète de l’année selon l’Association des jour­na­listes spor­tifs serbes, Srdjan Djokovic, père de Novak, a tenu un discours dont il a le secret. 

« Il a grandi à la pire époque des sanc­tions et des bombar­de­ments, dans une vie misé­rable et avec un salaire de quelques marks, emprun­tant de l’argent à raison de 10 à 15 % par mois, mais il est resté ce qu’il était à l’âge de six ans. À l’époque, nous savions quand il buvait, quand il dormait, ce qu’il mangeait, ce qu’il obtien­drait en mathé­ma­tiques, ce qu’il obtien­drait en un an. Rien n’était facile, mais il a trans­formé toutes ces adver­sités en positif, c’est un enfant incroyable, il aura 38 ans en mai. L’année dernière, je lui ai dit de ne pas jouer au tennis, et il l’a dit quelque part. Il m’a dit : ‘Papa, laisse‐moi faire ce que j’aime’. Quoi qu’il fasse pour le reste de sa carrière, il sera le meilleur au monde. Profitez de Novak, je ne sais pas combien de temps il jouera encore. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.