Tadej Pogacar sur Djokovic : « Quand quel­qu’un me hue, je pense à Novak et je m’ins­pire de lui, car je pense qu’il a eu l’une des carrières les plus diffi­ciles par rapport à ça »

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Habitué à dominer le peloton depuis plusieurs saisons, Tadej Pogacar n’échappe pas aux critiques. Mardi, lors de sa victoire d’étape au Lioran sur le Tour de France, le Slovène a été accueilli par quelques huées de spec­ta­teurs présents au bord de la route.

Une situa­tion que le quadruple vain­queur du Tour accepte avec philo­so­phie. En confé­rence de presse, il a expliqué qu’il s’ap­puyait notam­ment sur l’exemple de Novak Djokovic pour gérer cette forme d’hostilité.

« Les huées c’est toujours comme ça même si, en cyclisme, ce n’est pas autant que dans le tennis ou au foot­ball. Il y a beau­coup plus de sifflets et de gens qui vont contre une équipe ou un joueur, parce que c’est diffé­rent. Au tennis, c’est un‐contre‐un et, bien sûr, les suppor­ters sont répartis à 50–50. Dans notre cas, quand quel­qu’un me hue, ou hue quel­qu’un d’autre, ils huent tout le peloton, parce qu’on ne sait pas vrai­ment pour qui c’est, vous voyez, puis­qu’on passe tous ensemble. Et je pense toujours au tennis, à Novak Djokovic, à la force mentale qu’il a. Parce que, oui, je pense qu’il a eu l’une des carrières les plus diffi­ciles par rapport à ça, avec beau­coup de sifflets et parfois sans raison, alors qu’il est l’un des plus grands. Donc quand quel­qu’un me hue, je pense à Novak Djokovic et je m’ins­pire de lui. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.