Thanasi Kokkinakis, victime d’une opéra­tion chirur­gi­cale inédite : « Aucun joueur de tennis n’avait jamais subi ce type d’opé­ra­tion aupa­ra­vant, c’était donc un pari risqué »

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Absent depuis sa défaite au deuxième tour de l’Open d’Australie le 16 janvier dernier, Thanasi Kokkinakis, après une carrière marquée par de nombreux problèmes physiques, a donné de ses nouvelles dans le dernier épisode du podcast du Grand Chelem australien.

Et l’ac­tuel 296e mondial a raconté son dernier calvaire, à savoir une opéra­tion chirur­gi­cale unique, risquée mais indis­pen­sable pour la pour­suite de sa carrière. 

« C’était un risque que j’ai décidé de prendre, sachant que je n’au­rais peut‐être pas d’autre chance. Aucun joueur de tennis n’avait jamais subi ce type d’opé­ra­tion aupa­ra­vant, c’était donc un pari risqué. Et le plus diffi­cile dans ce genre d’opé­ra­tion, c’est qu’on ne peut pas se comparer à qui que ce soit d’autre. C’était une opéra­tion unique, mais je ne voulais pas conti­nuer à faire ce que je faisais, à jouer malgré la douleur que je subis­sais depuis des années, alors j’ai voulu prendre le risque et voir comment ça se passe­rait. Je n’en pouvais plus : je ne voulais pas endurer tout ça juste pour parti­ciper, gagner un bon match, puis devoir aban­donner. Je voulais essayer quelque chose de nouveau pour voir si cela pouvait réel­le­ment améliorer la situa­tion, et fina­le­ment, ils ont retiré beau­coup de tissu cica­tri­ciel et la moitié de mon muscle pectoral droit. Puis ils ont implanté une allo­greffe – c’est‐à‐dire le tendon d’Achille d’un donneur décédé – pour relier mon muscle pectoral déchiré à mon épaule. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.