Touché mais sacré : Alcaraz rejoint Federer, Nadal et Djokovic

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Contraint de déclarer forfait pour le Masters 1000 de Madrid et auteur de propos préoc­cu­pants à un mois de Roland‐Garros (du 24 mai au 7 juin), Carlos Alcaraz a néan­moins vécu une soirée parti­cu­lière lundi dans la capi­tale espagnole.

À l’occasion des Laureus World Sports Awards, l’actuel numéro 2 mondial a été sacré sportif masculin de l’année. Il a notam­ment devancé son grand rival Jannik Sinner, ainsi que plusieurs figures majeures du sport mondial : Ousmane Dembélé (foot­ball), Marc Marquez (moto), Tadej Pogacar (cyclisme) et le tenant du titre Armand Duplantis (saut à la perche).

Alcaraz devient ainsi le quatrième joueur de tennis à rece­voir cette distinc­tion, après Roger Federer (cinq fois lauréat), Rafael Nadal (deux fois) et Novak Djokovic (égale­ment cinq fois).

« Ce prix vient récom­penser ma saison 2025, une saison qui a été riche en moments inou­bliables pour moi. Remporter deux tour­nois du Grand Chelem et terminer l’année en tête du clas­se­ment mondial, c’est quelque chose dont je rêvais depuis que je suis tout petit. Mais quand je repense à cette année, je ne pense pas seule­ment aux trophées et aux résul­tats. Je pense au parcours, au travail, aux moments diffi­ciles, aux personnes qui sont restées à mes côtés, et à tout ce que j’ai appris en chemin. Et honnê­te­ment, c’est pour cela que ce prix me touche autant. Tant de légendes de ce sport, tant d’athlètes que j’admire depuis des années ont reçu ce prix. Des personnes qui ont inspiré des géné­ra­tions, des personnes qui ont marqué l’histoire. Pouvoir dire aujourd’hui que mon nom fait partie de quelque chose comme ça est diffi­cile à décrire. Et c’est un rêve. C’est un vrai rêve. Quelque chose que je n’aurais jamais pu imaginer quand j’étais petit, que j’aimais simple­ment le tennis et que je profi­tais de chaque instant passé sur le court », a notam­ment déclaré le joueur de 22 ans lors de son discours sur scène. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.