Tsitsipas éteint la polé­mique : « Mes commen­taires n’étaient en aucun cas une plainte ou une critique, j’ex­pli­quais une réalité de noto­riété publique dans le monde du tennis »

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« Je serai direct et honnête : d’un point de vue finan­cier, il est compré­hen­sible que je choi­sisse d’autres desti­na­tions plutôt que l’Amérique du Sud. Tous les joueurs choi­sissent les tour­nois en fonc­tion des garan­ties finan­cières aussi. C’est comme ça que le tennis fonc­tionne »a avoué Stefanos Tsitsipas à propos de la tournée sud améri­caine, qui se déroule chaque année sur terre battue en février. 

Une décla­ra­tion qui a suscité de nombreuses réac­tions, notam­ment de la part de l’Argentin Francisco Cerundolo, 19e joueur mondial.

Sur Instagram, Tsitsipas a décidé de clari­fier ses propos : « Ces derniers jours, j’ai vu beau­coup de discus­sions autour des commen­taires que j’ai faits sur le calen­drier des tour­nois et les primes de parti­ci­pa­tion, je tiens donc à clari­fier les choses de manière simple et honnête. Tout d’abord, j’ap­précie vrai­ment de jouer en Amérique du Sud. La passion des fans là‐bas est parti­cu­lière et j’ai beau­coup de respect pour les tour­nois et la culture du tennis dans cette région. Mes commen­taires n’étaient en aucun cas une plainte et ne visaient pas à criti­quer. Dans le circuit ATP, les joueurs ont très peu de moyens finan­ciers pour soutenir leur carrière en dehors des prix remportés. En réalité, les tour­nois ATP 250 et ATP 500 sont souvent les seules occa­sions où des primes de parti­ci­pa­tion sont versées. C’est pour­quoi les déci­sions rela­tives au calen­drier sont parfois influen­cées par ces facteurs. Je ne suis pas le seul dans ce cas. C’est un modèle stan­dard suivi par de nombreux joueurs, en parti­cu­lier ceux qui concourent au plus haut niveau. Je répon­dais simple­ment à une ques­tion sur les raisons pour lesquelles mon calen­drier est parfois ainsi. J’expliquais quelque chose qui est de noto­riété publique dans le monde du tennis profes­sionnel, sans exprimer de néga­ti­vité envers aucun pays ou tournoi. J’apprécie énor­mé­ment tous les endroits où je parti­cipe à des compé­ti­tions et j’es­père conti­nuer à jouer dans de nombreuses régions du monde à l’avenir. »

Le double fina­liste en Grand Chelem a le mérite d’être honnête. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.