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Tsitsipas : « Quand je perdais des matchs, je fuyais mes parents pour me cacher afin qu’ils ne puissent pas me trouver »

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Le site Internet de l’ATP a repu­blié un texte écrit par Stefanos Tsitsipas où se confie longue­ment sur le rôle de ses parents, très présents dans sa carrière depuis son plus jeune âge. Le Grec a expliqué le rôle de chacun ainsi que ses crises lorsqu’il était enfant. Voici un extrait :

« Mon père est Grec et ma mère est Russe. Mon père s’est concentré sur les aspects tech­niques de mon jeu, en déve­lop­pant mon revers à une main, mes compé­tences au filet et en m’aidant à toujours prendre la balle tôt.
Ma mère s’est concen­trée sur la disci­pline.
Elle n’était pas stricte exac­te­ment. J’ai vu des parents stricts au tennis. Elle était très exigeante dans le bon sens du terme. Elle exigeait toujours que je fasse de mon mieux. Elle me disait : « Fais ton travail et sois toujours satis­fait d’être sur le terrain à faire ce que tu aimes. »

Je pleu­rais beau­coup quand je perdais des matchs. Parfois, je réagis­sais encore plus mal, d’autres fois je pani­quais et je fuyais mes parents pour me cacher quelque part afin qu’ils ne puissent jamais me trouver. Je me sentais si gênée, si honteux de ma perfor­mance que je ne pouvais pas les affronter, ni eux, ni personne.
Je me cachais derrière des voitures pendant une heure, parfois plus. Mes parents me cher­chaient et criaient mon nom, mais je refu­sais de me montrer. Je détes­tais perdre. J’avais l’impression que c’était la fin du monde. Ma mère essayait de me calmer : « Tout va bien, ça prend juste du temps. Essaie de faire mieux la prochaine fois. »

Quand j’étais enfant, le tennis était tout pour moi. Mon père voya­geait avec moi. Comme ma mère, il n’est pas un parent normal. Il a quitté son travail quand j’avais 12 ans pour m’aider à réaliser mes rêves. Il faut du cran pour ça. Combien de pères pren­draient un tel risque ?

Mais les gens qui réus­sissent dans le sport doivent avoir quelque chose de diffé­rent, que cela vienne de leur mère, de leur père ou de leur entraî­neur. L’équipe grecque qui a gagné l’Euro 2004 (de foot­ball) ? Ils avaient ce quelque chose. Ils ne voulaient tout simple­ment pas être comme tout le monde. Ils ont rendu notre pays si fier. »