Tsitsipas résigné ? « Il y a eu un ‘trou’, à peu près entre 2018 et 2020, avant Alcaraz, Sinner et Rune. Ensuite, tous les projec­teurs étaient braqués sur moi, sur Zverev, sur Thiem. Mais main­te­nant, la scène a changé, nous ne sommes plus aussi jeunes »

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Avant de s’in­cliner à domi­cile lors d’un match de quali­fi­ca­tions pour la Coupe Davis 2024 contre la Slovaquie, Stefanos Tsitsipas a décrit la situa­tion actuelle du circuit pour le média grec H Kaohmepinh. Il se retrouve entre Novak Djokovic, toujours aussi domi­nant, et une nouvelle géné­ra­tion déjà impres­sion­nante guidée par le phéno­mène Carlos Alcaraz. 

« Il y a eu un trou (derrière Federer, Nadal et Djokovic, ndlr), à peu près entre 2018 et 20, avant Alcaraz, Sinner et Rune. Ensuite, tous les projec­teurs étaient braqués sur moi, sur Zverev, sur Dominic Thiem. Maintenant, la scène a changé. Nous ne sommes plus aussi jeunes. Ces nouveaux jeunes jouent libre­ment, ils ne pensent à rien. Un titre en Grand Chelem et la place de numéro 1 ? C’est quelque chose auquel je pense beau­coup, mais ce n’est pas tout. J’étais dépen­dant de ce sport quand j’étais enfant – et cela m’a enlevé quelque chose. Cela ne veut pas dire que je suis satis­fait de ce que j’ai accompli ; je veux m’amé­liorer en tant que joueur. Mais la clé pour moi est l’équi­libre, entre la vie person­nelle, la construc­tion de quelque chose avec quel­qu’un, et la progres­sion de votre carrière avec l’aide de cette personne (Paula Badosa, sa petite‐amie, ndlr) », a déclaré le 5e mondial qui ne semble plus aussi obnu­bilé par la réussite. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.