Tsitsipas vire déjà le « dicta­teur » Ivanisevic, son coach depuis à peine deux mois

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L’information peut sembler un peu brutale mais elle n’est fina­le­ment pas très surpre­nante tant les propos de Goran Ivanisevic suite à la défaite de Stefanos Tsitsipas à Wimbledon étaient brutaux (« Je n’ai jamais vu un joueur aussi mal préparé de ma vie. Avec mon genou, je suis trois fois plus en forme que lui. C’est vrai­ment terrible »).

Moins de deux mois après le début de sa colla­bo­ra­tion avec l’en­traî­neur croate, le joueur grec a donc décidé de ne plus travailler avec lui. C’est via son compte Instagram que Stefanos a annoncé la nouvelle dans la nuit de mercredi à jeudi. 

« Travailler avec Goran Ivanisevic a été une expé­rience brève mais intense et un chapitre vrai­ment précieux de mon parcours. Je lui suis recon­nais­sant du temps, des efforts et de l’énergie qu’il a consa­crés à moi et à mon équipe. Alors que nos chemins se séparent, je n’ai que du respect pour Goran, non seule­ment pour ce qu’il a accompli dans le tennis, mais aussi pour ce qu’il est en tant que personne. Je ne lui souhaite que le meilleur pour l’avenir. »

Une déci­sion qui inter­vient quelques heures seule­ment après une inter­view de Tsitsipas au média de son pays, SDNA, dans laquelle il répon­dait clai­re­ment aux critiques acerbes de son désor­mais ex‐coach en le compa­rant carré­ment à un dicta­teur (voir ci‐dessous). Le divorce était déjà acté. 

« Quand je travaille avec les bonnes personnes, celles que je choisis et qui me mettent à l’aise, il y a un état d’es­prit. Il s’agit de personnes qui ont un terrain d’en­tente, qui savent à quel point nous travaillons dur et ce que nous voulons atteindre grâce à notre travail, mais qui gardent aussi une atmo­sphère amicale à travers tout cela. Il est très diffi­cile d’avoir des dicta­teurs et des gens qui parlent de manière néga­tive et avec lesquels on ne se sent pas en famille. Pouvoir construire une famille, des gens qui ne travaillent pas seule­ment avec vous sur le plan du tennis mais qui sont aussi vos amis après votre carrière, c’est quelque chose que je veux vrai­ment construire. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.