Tsonga sur le problème du tennis fran­çais en Grand Chelem : « Je crois qu’un cham­pion, ça ne s’in­vente pas. En Italie, ils ont changé leur façon de faire il y a 15 ou 20 ans et ils en récoltent les résul­tats aujourd’hui »

Co‐directeur du ALL IN GROUP et ambas­sa­deur du Grand Prix Auvergne‐Rhône‐Alpes, dont la première a lieu cette semaine à la LDLC Arena de Lyon‐Décines, Jo‐Wilfried Tsonga a été inter­rogé par L’Equipe.

Retraité des courts depuis 2022, le fina­liste de l’Open d’Australie 2008 a notam­ment été inter­rogé sur le manque de perfor­mances des joueurs fran­çais en Grand Chelem.

« Déjà, je crois qu’un cham­pion ça ne s’in­vente pas, il faut donner le temps au temps. Un cham­pion, ça se fait sur le temps long, on le voit avec l’Italie. Ils ont changé leur façon de faire il y a 15 ou 20 ans et ils en récoltent les résul­tats aujourd’hui. Le but pour le tennis fran­çais, c’est d’ini­tier des choses, d’ar­river aussi à avoir une certaine régu­la­rité dans les choix qu’on va faire. Aujourd’hui, on est doté quand même de pas mal de joueurs qui sont suscep­tibles de pouvoir être des bons joueurs. On a la matière première, après il faut aller vers le produit fini, et ça, ça ne prend pas deux minutes », a répondu Jo, qui a aussi égale­ment réaf­firmé qu’il serait « ravi » de devenir capi­taine de l’équipe de France de Coupe Davis. 


A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.