AccueilATPUn spécialiste de la hanche prévoit le pire pour Murray

Un spécialiste de la hanche prévoit le pire pour Murray

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Superbe vain­queur de l’ATP 250 d’Anvers dimanche dernier face à Stan Wawrinka après une partie renver­sante, Andy Murray a réalisé un petit exploit en rempor­tant un tournoi neuf mois, seule­ment, après une opéra­tion de la hanche. C’était en janvier dernier, et pour pouvoir rejouer au tennis à un niveau élevé, le Britannique s’est fait poser une prothèse métal­lique sur sa hanche droite afin qu’elle pivote d’avant en arrière du mieux possible. Une tech­nique parti­cu­liè­re­ment risquée pour l’avenir du patient en ques­tion selon un grand chirur­gien spécia­liste de la hanche, le docteur Hannes Rudiger qui s’est confié au site suisse Blick :

« Des conséquences catastrophiques » 

« Pour être honnête, je n’au­rais jamais pensé qu’il puisse atteindre ce niveau avec une hanche arti­fi­cielle. C’était pour moi une « mission impos­sible » mais Murray prend un risque élevé. L’opération qu’il a subie est connue sous le nom de « Birmingham Hip Rejuvenation ». Dans la prothèse, deux pièces métal­liques se frottent l’une sur l’autre. Depuis dix ans, cette méthode est utilisée en Suisse, avec des consé­quences catas­tro­phiques, » explique le médecin. « Les hanches des patients ont dû être rempla­cées plus rapi­de­ment que les chirur­gies conven­tion­nelles, car cette procé­dure est préju­di­ciable pour le corps. Les mouve­ments du joueur de tennis sont extrê­me­ment nocifs et encore plus lors­qu’ils sont profes­sion­nels. Une abra­sion du cobalt (élément de la pièce métal­lique) pour­rait conta­miner le sang du patient. Les os pour­raient être atta­qués et des lésions nerveuses et visuelles ne sont pas à exclure », pour­suit Hannes Rudiger, qui, de par son expé­rience, n’ef­fectue pas ce type d’opé­ra­tions sur ses clients. « C’est une méthode que je n’uti­lise pas et que je ne recom­mande à personne. » Un témoi­gnage très alar­mant qui devrait alerter le clan du Britannique.