Volandri, premier adver­saire de Djokovic : « Il avait quelque chose de diffé­rent, mais on ne pouvait pas dire qu’il allait être numéro 1 »

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Novak Djokovic a fait ses débuts sur le circuit ATP à Umag en 2004. Tout juste âgé de 17 ans, le Serbe est battu par Filippo Volandri, 65e mondial à l’époque, sur le score de 7–6(5), 6–1. Interrogé par l’ATP, l’Italien se souvient de cette rencontre : « En dehors du court, je parlais avec d’autres joueurs et je leur ai dit : « Ce type est vrai­ment bon ! » Tous les joueurs m’ont dit : « Allez, tu aurais pu gagner 6–1, 6–1 ». Mais j’ai eu raison ! »

L’Italien se souvient bien de ce duel, le seul face au Serbe : « Je gagnais faci­le­ment et il a eu une réac­tion qui m’a surpris. Même s’il se battait avec sa respi­ra­tion et qu’il ne respi­rait pas bien, il a eu une réac­tion inté­rieure que tu as ou que tu n’as pas. Ce genre de réac­tion à 1–5 était vrai­ment impres­sion­nante. Déjà physi­que­ment et sur la flexi­bi­lité, il était à un autre niveau. Il était telle­ment puis­sant. Quand quelqu’un a quelque chose de diffé­rent, c’est diffi­cile à expli­quer. Il jouait peut‐être trop loin derrière la ligne. Il s’est telle­ment amélioré. Il a fait beau­coup de chan­ge­ments tech­niques, surtout sur son service, au cours de sa carrière. Mais je pense que ce qui a fait la diffé­rence, c’est qu’il peut jouer très près de la ligne. »

Le Transalpin a ensuite reconnu qu’il était impos­sible de prédire la suite de la carrière du natif de Belgrade : « Bien évidem­ment, je ne pouvais pas dire à partir de ce match qu’il allait être numéro 1 mondial pendant des semaines. On pouvait voir qu’il y avait quelque chose de diffé­rent entre lui et les autres, mais on ne pouvait pas dire que ce type allait être numéro 1. Aujourd’hui, Novak a l’un des meilleurs revers au monde, le meilleur retour. Dans les moments les plus impor­tants, c’est un champion. »

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.